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jeudi 22 mai 2008

Le PAT, une ouverture porteuse sur le tourisme rural à Imouzzer

La délégation régionale de Tourisme d'Agadir a organisé un séminaire de deux jours pour promouvoir un concept innovant dans le domaine du tourisme rural et porteur en termes de développement social. Le séminaire intitulé « Tourisme rural, démarches et pratiques » a réuni une soixantaine de professionnels du secteur autour de thème tels que « La mise en place d'une destination de tourisme durable », « Tourisme rural et développement local » ou encore « La qualité : un enjeu stratégique du développement du tourisme durable dans la région de Souss- Massa- Draâ ».

Le séminaire a été l'occasion de présenter un nouveau concept du tourisme rural, à savoir le « Pays d'accueil touristique d'Imouzzer Ida Outanan » (PATI). Le nouveau concept, auquel adhèrent, en plus du ministère du Tourisme et de l'Artisanat, le Haut commissariat des Eaux et Forêts et de lutte contre la désertification, le CR de SMD, l'USAID, l'ADS, la wilaya de SMD et le Conseil préfectoral d'Agadir Ida Outanan, se fixe comme objectifs, le développement socioéconomique de la population locale, le rééquilibrage du développement touristique régional, le développement d'activités thématiques pour prolonger le séjour et stimuler l'économie locale.

A plus de 1250 m d'altitude, à 70 km d'Agadir, via la route du miel, la région d'Imouzzer, offrant une diversité écologique d'une grande richesse (collines arides, vallées verdoyantes, gorges et plateaux hauts en couleur et en sensations…) accueille le projet PAT, intégré comme composante porteuse de la stratégie nationale de développement du tourisme rural. Le PAT, aux yeux de Aziz Fatouak, « est une sérieuse opportunité de vulgarisation du produit du tourisme rural qui profite directement aux populations locales ».

En coopération avec le comité de pilotage, le PATI comporte la création de projets compris entre les frontières avec Taroudant et celles d’Essaouira. Une panoplie de produits, à forte tendance touristique sont et seront développés autour de la maison du pays d'accueil, en phase de finition au centre d'Imouzzer. La maison, un centre d'information, offrira au touriste, en plus de ses locaux, toutes les informations (circuits, lieux de visite, coutumes de la région, produits locaux huile d'argane, huile d'olive, miel…) susceptibles de le rapprocher des habitants pour assouvir sa soif culturelle. Abdel Hakim Sabri, président du PATI, veut se départir du concept classique, lié à la vente du produit cascades d'Imouzzer, quand celles-ci sont devenues l'ombre de ce qu'elles étaient avant les années de sécheresse. « Notre objectif en tant qu'association est de vulgariser suffisamment le concept du PATI, qui reste un produit diversifié, complet, offrant une foule d'activités (circuits de randonnées 4, 24 et 34 km-route du miel, le plus grand rocher du monde, Inzarki de Doutama, la grotte de Wintandwinte, les cascades d'Imouzzer ; coopératives, cultures locales), et d'autres projets, soutenus par de jeunes promoteurs, viendront s'atteler à ceux déjà fonctionnels pour satisfaire les exigences des touristes. »

Développer le tourisme rural, est une composante clé de la Stratégie nationale de développement du tourisme régional qui table sur la structuration et l'homogénéisation des actions entreprises basées sur le concept du PAT. Pourtant, certaines contraintes imputées à la raideur des démarches d'investissement et au manque de moyens et d'une infrastructure adéquate pour soutenir les porteurs de projets, peuvent se révéler déterminantes au sujet de la pérennité du concept et de l'opérationnalisation de ses objectifs. Le PATI gagnerait aussi à se conformer aux spécificités architecturales de la région, pour une meilleure intégration dans le paysage local, ce qui passe, selon les experts du métier, par la consultation des populations et des tissus associatifs dans le cadre d'une meilleure communicabilité entre les différents intervenants dans la Stratégie nationale de développement du tourisme régional.

Par: Nour-Eddine SALLOUK       Sce: Libération:

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Colloque international à Fès : «Le brassage de la culture arabo-amazighe»

Un colloque international sur le thème «Le brassage de la culture arabo-amazighe» aura lieu à Fès du 3 au 5 juillet 2008.
Placé sous le signe 1200 ans de symbiose et d’unité du peuple marocain, ce colloque rendra hommage à M. Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe.

Plusieurs thèmes seront débattus à savoir, aperçus sur l’histoire du brassage de la culture arabo-amazighe, le patrimoine amazigh dans la civilisation et la culture marocaine, les coutumes, la religion et l’Etat, les fondements culturels de la société marocaine (africain, andalou et juif), la culture en tant que dynamique de développement, identités culturelles, modernité et démocratie, diversité culturelle et mondialisation, la culture arabo-amazighe et la création artistique et littéraire, le multiculturalisme et le multilinguisme, multiculturalisme et migration.

Comme par le passé récent, le colloque se déroulera parallèlement avec le festival musical dont le programme sera communiqué ultérieurement.

Par: Mustapha Bettache   Sce: AL BAYANE LE 09/05/2008

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Fès : L’amazigh fait son entrée à l’université

Une filière consacrée aux études amazighes sera ouverte dès la prochaine rentrée universitaire au sein de la faculté des lettres et sciences humaines Fès-Sais, a annoncé le recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), M. Ahmed Boukous.

AHMEDBOUKOUSS

Ahmed Boukous

L’ouverture de cette filière vient répondre à une demande de plus en plus croissante en matière d’enseignement de la langue et de la culture amazighes, a souligné M.Boukous, qui s’exprimait lors d’un colloque international sur «les perspectives d’enseignement de la langue amazighe dans l’université marocaine», initié par la faculté de Lettres et des Sciences humaines Fès-Saïs, en collaboration avec l’IRCAM.

Le développement de la filière des études amazighes à l’université marocaine requiert la mise en place d’une stratégie globale, faisant de la qualité de l’enseignement son cheval de bataille et définissant clairement les contenus des programmes et les outils didactiques d’enseignement, a-t-il fait remarquer.
Il a déploré, à cet égard, l’absence d’un cadre juridique régissant l’enseignement de la langue amazighe, hormis quelques circulaires ministérielles en la matière.

La réussite de cette «jeune expérience» requiert une forte implication de tous les intervenants, a-t-il souligné, exprimant la disposition de l’IRCAM à accompagner les facultés désireuses d’ouvrir des filières consacrées aux études amazighes, en les dotant du fonds documentaire nécessaire, des compétences spécialisées et des moyens logistiques et en octroyant des bourses d’encouragement pour les étudiants méritants.

L’IRCAM note avec satisfaction l’ouverture de filières des études amazighes, grâce en particulier à l’approche adoptée dans ce sens, basée sur l’implication de toutes les parties concernées par cette discipline, notamment l’IRCAM, les enseignants et les chercheurs, a-t-il ajouté.

Il a, par ailleurs, relevé que l’expérience de l’enseignement de l’Amazighe est une réussite à plus d’un titre, dans la mesure où d’importantes avancées ont été enregistrées sur la voie de la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe, en dépit des dysfonctionnements enregistrés dans certaines régions.

Abordant l’avenir de cette discipline, M. Boukous a qualifié de « prometteuses» les perspectives d’enseignement de la langue et de la culture amazighes à l’université, d’autant plus que la conjoncture actuelle est plus que propice au développement de cette filière.

Pour sa part, le doyen de la faculté des Lettres et Sciences humaines Fès-Saïs, M. Brahim Akdim a souligné que l’ouverture de cette filière répond à un besoin de plus en plus pressant pour des études scientifiques dans le domaine de la langue et la culture amazighes.

Cette filière, fruit d’une collaboration étroite entre la faculté des Lettres et Sciences humaines Fès-Saïs et l’IRCAM, contribuera à la formation de ressources humaines qualifiées dans l’enseignement de la langue amazighe, a-t-il dit.

Réunissant une pléiade de chercheurs marocains et étrangers spécialisés, ce colloque se propose d’examiner, dans un cadre de concertation et de confrontation des savoirs et des disciplines, aussi bien l’état des recherches universitaires dans le domaine de la langue et la culture amazighes, que leur devenir «à un moment où l’enseignement de l’amazighe connaît un formidable regain d’intérêt grâce aux travaux de l’IRCAM et initiatives d’universitaires qui ont mis en place des filières et des masters d’études amazighes».

Les participants à cette rencontre débattront, deux jours durant, de plusieurs thèmes portant sur l’«héritage culturel et enseignement de la langue amazighe», la «pluridisciplinarité des études amazighes», les «mécanismes de mise en oeuvre de l’enseignement de la culture amazighe» et «les études amazighes à l’université : contraintes et défis».

Le colloque aborde aussi «l’amazighe à l’université : quels horizons ?», «tradition orale et enseignement au Maroc», «la littérature amazighisante au service de l’enseignement de l’amazighe à l’université», «impact de la dialectologie sur les études amazighes», «l’enseignement du patrimoine oral amazigh à l’université», «la langue berbère et le traitement automatique des langues» et «l’enseignement de l’amazighe entre la grammaire et la linguistique».

Sce: AL BAYANE 18/05/2008

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Hommage à Michel Vieuchange : Un héritage partagé avec Antoine de Meaux et Lahoucine Faouzi

Un hommage sera rendu vendredi 23 mai à 20h00, à l’Institut Français d’Agadir, à Michel Vieuchange. Le samedi 24 mai à 15h00 un documentaire et débat auront lieu au même endroit.

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Michel dans le «chouari»

En 1930, un jeune homme de vingt-six ans, Michel Vieuchange, forme le projet fou de se rendre à Smara, ville perdue dans le Sahara occidental et dont l’existence même est incertaine. Avec le soutien d’une équipe amazighe, son voyage clandestin va durer deux mois et demi, plusieurs milliers de kilomètres de souffrances, à pied ou à dos de méhari. Ce qu’il veut conquérir : «un nom seul, fait pour passer dans la bouche et l’oreille des hommes, Smara».

Michel réussit à atteindre son but, mais au prix de sa vie. En moins d’un siècle, Smara, son livre posthume, est devenu un classique de la littérature aventureuse. Tour à tour, des esprits aussi divers que Paul Claudel, Louis Aragon, Paul Bowles, Julien Gracq ou Jean Genet l’ont salué avec ferveur. Quant à Vieuchange, il repose à Agadir, dans cette terre marocaine qui lui a donné sa légende.

Parti sur les traces de cette figure énigmatique, Antoine de Meaux en a rapporté un livre, L’Ultime désert, et un documentaire, A la recherche de Michel Vieuchange, tourné en 2007 avec la complicité du réalisateur Jacques Tréfouël. En chemin, il a rencontré à Agadir une sorte d’alter ego : Lahoucine Faouzi. Pour ce jeune producteur de télévision et ses amis, la rencontre avec Michel Vieuchange a été elle aussi décisive. Du jeune explorateur aux mains nues, ils ont fait le fil conducteur d’Amouddou, un magazine novateur de découverte du Maroc profond. Entre la France et le Royaume chérifien, Michel Vieuchange est désormais un héritage partagé. Il nous rappelle que l’esprit d’aventure et la fraternité sont des valeurs qui nous unissent, afin de continuer de bâtir ensemble notre histoire.

A la recherche de Michel Vieuchange coproduit par les films du lieu-dit et Faouzi vision, avec le soutien de France 3 Bourgogne Franche-comté, de TV5 Monde, du CNC et de la mairie de Nervers, sera projeté à l’Institut Français. Nourri par le journal de route de Vieuchange et par des interviews, illustré par de très nombreuses photographies inédites, le film prend la forme d’une enquête.

De Nervers à Agadir en passant par Paris, Essaouira, Tigilit et Smara, il part à la recherche de cette existence engloutie.

Sce: AL BAYANE 21/5/2008

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