jeudi 3 juillet 2008
Formation: Comment aider les jeunes ruraux
· Un séminaire pour sensibiliser et convaincre Au Maroc, les MFR oeuvrent sur le terrain depuis 6 ans. A présent, elles sont au nombre de 12. Elles sollicitent un développement qualitatif dans leur relation avec le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime et comptent sur son soutien pour institutionnaliser leur collaboration avec le gouvernement afin de favoriser les conditions de continuité et de professionnalisme dans leur mission. Cette volonté est motivée par la réussite des projets d’insertion des jeunes ruraux, conformément aux besoins exprimés par les acteurs locaux nationaux et partenaires. Cependant, les MFR ne peuvent mener leurs actions à bien sans l’implication de tous les acteurs sociaux et sans des opérations de sensibilisation et de vulgarisation, dont les cibles premières sont les jeunes ruraux. Dans cette perspective, un séminaire sera organisé conjointement, dans le cadre de l’ INDH, par l’Union nationale des MFR (UNMFR) et la wilaya de la région Chaouia-Ouardigha, le 7 juillet 2008. Le thème choisi pour cette manifestation est «La MFR, une autre approche innovante et complémentaire pour une meilleure insertion des jeunes dans le monde rural». Justement, le séminaire s’inscrit dans le cadre d’une grande opération d’information et de sensibilisation de l’ensemble des acteurs et intervenants dans le développement durable aux modes de fonctionnement des MFR. Il offrira également l’occasion de mener des débats sur les moyens de promouvoir le concept de MFR dans la région qui n’en compte actuellement qu’une seule dans la commune d’Oulad Saïd. A Oulad Saïd, par exemple, où elle est présente depuis trois années déjà, la MFR participe activement à la formation des jeunes ruraux de la région, notamment dans le secteur de l’élevage. Des formations en horticulture et autres activités agricoles sont ainsi proposées à une cinquantaine de jeunes de cette commune. |
dimanche 15 juin 2008
Portail Comptabilité, fiscalité...
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dimanche 8 juin 2008
الملف الصحي بمنطقة تافراوت أية استراتيجية لتجاوز الوضع الراهن ؟
مجلة التواصل الجمعوي
مجلة دورية تعنى بشؤون العمل الجمعوي

تنظم بشراكة مع
جمعية تملوكت ن واملن للتنمية والتعاون
جمعية آيت وافقا للتنمية الإجتماعية والثقافية
اللقاء التواصلي الثالث للجمعيات التنموية لمنطقة تافراوت
: حول موضوع
الملف الصحي بمنطقة تافراوت أية استراتيجية لتجاوز الوضع الراهن ؟
وذلك يوم السبت 14 يونيو 2008 على الساعة السابعة مساء
بفندق شيراطون ـ الدارالبيضاء
للحجز وللمزيد من المعلومات، الرجاء الإتصال بالسيد : لحسن درميش
الهاتف : 90 34 80 022
النقال : 05 03 80 078
الفاكس : 57 60 83 022
tawassoul@caramail.com :البريد الإلكتروني
vendredi 6 juin 2008
Alerte aux séries noires des incendies à Tafraout
Alerte aux séries noires des incendies à Tafraout
Descente dans le brasier de Tizrkine
Hier vers 17 heures. Place de la mosquée, au village de Tizrkine. Les quelques vieillards en farniente taillent paisiblement bavettes. Ils plongent de temps à autre leurs regards vers les minces fumées en spirale que dégage au gré du vent l’immense verger collectif du village. Pas de doute : scène habituellement récurrente et bénigne.
Sauf que, quelque temps après, les voix affolées de femmes et enfants criant au feu se font entendre. Les crépitements des flammes dévorant la broussaille se font de plus en plus bruyants. Rapidement, les fumées s’épaississent et assombrent les lieux de leur opacité. La visibilité s’amoindrit. Le vent aidant, les pans de flammes sautèrent à grands bonds pour créer d’autres foyers de feu. En quelques instants, l’oasis est pour de bon en combustion ardente.
Tout le village est vite alerté. Jeunes, femmes et enfants se mobilisent en volontaires. Les autorités locales interpellées par un habitant par téléphone sont déjà là pour piloter la lutte contre les flammes. Dans l’attente de l’arrivée incertaine, du moins pas dans l’immédiat, des sapeurs pompiers de Tiznit, alertés. Tout ce beau monde s’affaire avec des moyens du bord dans une lutte improbable à gagner. Seaux et ustensiles similaires sont « perquisitionnés » et mis à contribution pour acheminer eau de la seule source du village. Les flammes semblent plus têtues et persistantes, sous l’effet d’un vent qui tisonne, à coup de petites bourrasques ininterrompues, le brasier. Ce combat a failli finir en eau de boudin.
N’était-ce l’approvisionnement à grand débit des secouristes improvisés en eau soulevée à l’aide de la pompe électrique à partir du puits d’un notable, et la mise à profit du camion-citerne de la municipalité. Une providence salutaire ! Cet enfer a duré près de six heures d’affilée. Ce n’est que vers minuit que les flammes sont domptées. Une heure du matin, elles sont carrément maîtrisées. Les odeurs étouffantes du brûlé rendent les lieux irrespirables. Invivables. C’est à ce moment que les échos de ronronnements du véhicule des sapeurs pompiers en partance de Tiznit, loin de 150 km, emplissent les lieux. Abandonné par le vacarme assourdissant des habitants, éreintés à ne plus bouger un pied.
Demain, c’est l’heure de la comptabilisation des dégâts infligés. Une vingtaine de palmiers dattiers sont à déplorer. Etant complètement carbonisés. Autant d’arbres fruitiers cramés. Autant dire un couloir de 400m de long, et une bonne dizaine de plantations parties en fumée. Laissant un gros trou dans le ciel de cette oasis, le sol ombragé n’est jamais atteint par les rayons solaires. Et la cause de l’incendie ? Les renchérissements vont bon train. Mais s’accordent tous que son origine est humaine. Les supputations vont de l’éventuelle simple inadvertance des usufruitiers de ces vergers allumant le feu lors des travaux de ratissages réguliers de terrains exploitables, à l’action criminelle sous l’impulsion de l’alcool. Mais cette dernière demeure l’hypothèse la plus vraisemblable, étant avancée par la majorité des habitants. Le village compte une horde de jeunes désoeuvrés.
L’abondance dans les vergers de fruits telles dattes, figues… leur donne de mauvaises idées. Ces matières sont utilisées pour la fabrication de la gnole dans laquelle ces oisifs n’hésitent pas à noyer leurs ennuis. Mieux ! Le village est même désormais réputé pour être une destination marchande attirant les adeptes et accros de ces liqueurs dans les régions avoisinantes. Malheureusement, ce triste incident n’est pas un cas isolé dans la région. Ces dernières années, ils sont de plus en plus récurrents en cette même période. La mémoire des habitants ne s’est pas encore remise des séquelles laissées par les feux ayant dévasté de grandes superficies de leurs vergers. Le plus terrible incendie connu de la région est celui déclenché à l’autre oasis d’Aît Mansour relevant de la commune attenante d’Aflla Ighirà. Où plus de 4 km de champs arboricoles ont été complètement incinérés, faisant dans la foulée un mort parmi les villageois. Les habitants se rappelleront aussi longtemps l’incendie d’Imintizght, Tandilte, Assgawr dans la seule vallée d’Amelnes, ainsi que ceux nombreux de l’autre commune, Tahala… Et la liste n’est pas exhaustive !
Leur point commun : des habitants abandonnés à leur triste sort lors du calvaire de l’extinction. Des moyens de fortune. Et en prime l’arrivée tardive, une fois le mal irréparablement consommé, des services des sapeurs pompiers de Tiznit; autant dire à plus de deux heures de route uniquement pour accéder à la ville de Tafraout. Les dégâts occasionnés à la flore et à son écosystème sont à chaque fois incommensurables. Toutefois, l’incident en l’occurrence met de nouveau sur la sellette la problématique de la gestion des sinistres du genre dans la région. Et une question pertinente s’impose : Pourquoi une antenne de proximité de ces services n’est-elle pas ouverte dans la région eu égard à la fréquence répétée de telles catastrophes ?
Nous avons posé la question à la direction des services pompiers de Tiznit dont relève la région. La réponse, soufflant curieusement le chaud et le froid, n’est pas rassurante. «Jusqu’à présent rien n’augure une éventuelle mise à contribution de l’antenne de Tafraout. Peut-être l’été courant, peut-être celui prochain… ! », tergiverse un responsable des services en question de Tiznit. C’est bizarrement la même réplique qui nous a été infligée l’année dernière !. Pourtant, un local est mis à notre disposition à Tafraout ; un staff de 24 personnes est prévu et sûrement les équipements afférents !, nous confirme la même source.
Un attentisme que seuls les exégètes en matière de phraséologie de l’Etat peuvent déchiffrer. Hélas !. Les habitants doivent encore prendre leur mal en patience et compter sur eux-mêmes en cas de tels sinistres qui sont suspendus sur la tête en épée de Damoclès ! A fortiori, même les circonstances prévalant actuellement sont loin d’être atténuantes quant à l’apparition, à Dieu ne plaise, d’autres incendies dans la région en cette période estivale. Les facteurs concourant à ces situations catastrophiques sont légion. En premier lieu, la rareté de l’eau à cause de la sécheresse qui affecte la région depuis de nombreux années. L’état sec d’une flore abondante dans les vallées et oasis qui constitue une proie potentielle à la propagation facile du feu en cas d’incendie.
Le manque est non des moindres de campagnes de sensibilisation des populations locales en la matière. A cela s’ajoute la migration massive que ne cesse de subir la région, vidant les villages de jeunes éventuels secouristes. Bref, cet état de fait met en cause de facto les programmes de gestion des catastrophes, que l’Etat se plait à ne sortir que lorsqu’il sera violemment interpellé par une calamité. Dans la foulée, tout dernièrement, une réunion est organisée au siège de la province entre les autorités locales, élus, gouverneur et autres services compétents.
Mais dans la région de Tiznit, ces « agitations cacophoniques » ressemblent plus à des réunions de routine et de consommation administrative et médiatique, nous apprend un conseiller communal. L’arrière-pays de la ville de Tiznit regorge d’oasis, vallées et d’une vaste arganeraie…Il doit être considéré comme une zone à haut risque. Sa dotation par conséquent d’un vrai programme de prévention et de gestion des catastrophes et autres calamités, urge plus que jamais pour son salut.
Par M IDRISS OUCHAGOUR Sce: LIBERATION Publié le06/06/2008
jeudi 5 juin 2008
Ahmed Boukous : «L'enseignement de l'amazigh a réalisé des avancées importantes»
L’Ircam vient de lancer un appel à candidature pour l’obtention du Prix de la culture amazighe au titre de l’année 2007. Ahmed Boukous, recteur de l'institution, dévoile sa stratégie pour la revalorisation de l’amazighité.
ALM : Quel objectif avez-vous assigné au Prix de la culture amazighe ?
Ahmed Boukous : L’Ircam a décidé d’organiser le Prix de la culture amazighe en se référant à un article de son règlement intérieur, qui permet et offre cette possibilité. Ainsi trois prix seront décernés dans chacune des catégories de cette manifestation notamment la création littéraire écrite en tifinaghe, pensée et recherche, traduction, éducation et enseignement, information et communication audiovisuelle. Il y a également le prix du manuscrit amazigh et le prix des arts amazighs. Ce dernier comprend les catégories : chanson traditionnelle, chanson moderne et chanson de film. L’objectif de ce prix est de créer les conditions objectives à la promotion de la culture amazighe notamment en aidant financièrement chercheurs, journalistes, artistes et créateurs... Et pour cela l’Ircam a débloqué 2 millions DH.
L’organisation de ce prix fait partie de la stratégie de revalorisation de l’amazighité. Quels sont les autres contours de cette stratégie ?
Nous encourageons par voie contractuelle des scientifiques non affiliés à l’Ircam à effectuer dans des conditions optimales des recherches dans le domaine de l’amazighité pour le compte de l’Ircam, seule institution au Maroc à apporter ce genre d’aide financier. Nous soutenons également les associations culturelles qui travaillent dans le domaine de la culture amazighe. Au titre de l’année 2008, quelque 250 associations ont présenté à l’Ircam leurs projets culturels (colonies de vacances dans des régions enclavées, formations en langue amazighe, festivals, séminaires...). Un budget de 6 millions DH a été alloué à ces opérations.
Le volet culturel est-il le principal champ d’activité de l’Ircam ?
Le Dahir dit expressément que la mission principale de l’Ircam est la sauvegarde et la revalorisation des aspects culturels matériels et immatériels amazighs. À côté de sa mission culturelle, l’Ircam a aussi une mission d’instance consultative auprès de SM le Roi. Nous travaillons aussi en collaboration avec les institutions gouvernementales notamment les ministères de la Culture, de l’Enseignement et de la Communication. Et cela pour que toutes les mesures prises dans ces domaines soient traduites sur le terrain.
L’Ircam fêtera bientôt le 7ème anniversaire du discours Royal d’Ajdir créant et organisant cette institution. Quels sont les objectifs atteints depuis cette date ?
On a réalisé un certain nombre d’objectifs. Sur le plan psychologique, la culture amazighe a été reconnue comme composante essentielle de l’identité nationale. Composante dont il faut être fier et qu’il convient de préserver et de promouvoir. Sur le plan politique, cela vise à consolider l’identité nationale et à assumer la cohésion de celle-ci. On peut noter plusieurs avancées importantes. En cinq ans, le nombre d’écoles où est enseignée la langue amazighe a atteint 10.000 écoles au profit de quelque 300.000 élèves.
Au niveau des études supérieures, des filières et masters en amazigh ont été mis en place dans des universités d’Oujda, Fès, Agadir et Tétouan. Cela va permettre de former des cadres supérieurs qui pourront à leur tour participer à la formation d’enseignants aux niveaux secondaire et supérieur ou travailler dans la traduction, les médias, le tourisme ou encore dans des départements économiques et sociaux où il y a des lacunes à combler… Dans ce sens, la langue amazighe devient un atout pour insérer les jeunes dans le monde du travail. Également depuis 2004 on voit de plus en plus de programmes culturels en langue amazighe dans le paysage médiatique marocain. Il y a également des avancées considérables dans la recherche notamment dans le domaine de l’histoire, la sociologie, la pédagogie… Ainsi en l’espace de cinq ans, l’Ircam a contribué à éditer quelque 150 publications.
Quelles sont les difficultés que rencontre votre institution pour atteindre ses objectifs ?
Nous considérons que le bilan de l’Ircam est positif. Nous sommes confrontés à certaines difficultés d’ordre technique. Par exemple pour l’enseignement, le ministère concerné devrait prendre en charge la formation d’enseignant de langue amazighe notamment au niveau des AREF (Académie régionale d’enseignement fondamental). L’enseignement de cette langue n’est pas encore intégré au point de vue juridique au niveau du ministère de l’Enseignement. Ce dernier manque de structure adéquate pour le suivi pédagogique et d’encadrement des enseignants de la langue amazighe existants. Ceux-là sont exclusivement des enseignants d’autres matières qui ont bénéficié de formations continues pour être opérationnels.
L’introduction de l’amazighe dans le paysage audiovisuel rencontre également des difficultés. Le cahier des charges de la SNRT et de la HACA n’a pas été parfaitement respecté. Le lancement de la chaîne amazighe a été également entravé. L’Ircam est pour la protection de la culture et de la langue amazighes au niveau de la Constitution marocaine. Et cette question est en rapport avec la réforme de la Constitution. Mesure politique dont la résolution devrait se faire dans le consensus entre l’Etat, les partis politiques, la société civile et le citoyen.
Mais l’Ircam ne peut pas tout exiger à court terme. Il faut comprendre qu’il y a des contraintes. Ainsi nous nous plaçons dans une vision nationale où l’amazighité s’intègre naturellement, et travaillons pour cela, en parfaite entente avec les institutions publiques et dans un esprit de solidarité.
Par : Amine Harmach Sce: Aujourd'hui le Maroc 05.06.2008
lundi 2 juin 2008
Interview • Fatima Tihihit, Raïssa de la chanson amazighe
Ma présence au Festival Mawazine m'a permis de rencontrer mon public
Fatima Tihihit
Depuis 1983, l'artiste amazighe s'est frayée un chemin dans le monde de la musique. Aujourd'hui, elle compte parmi les grosses pointures de la chanson berbère.
LE MATIN : Que pouvez-vous nous dire sur votre participation au Festival Mawazine qui est une manifestation internationale ?
FATIMA TIHIHIT : C'est une opportunité pour rencontrer mon public et lui transmettre mon respect et ma gratitude. Cela permet à l'artiste de dire qu'il est encore là, parce que quand on ne l'invite pas sur les plateaux de télévision ou dans des festivals, il perd sa notoriété et tombe dans l'oubli. Donc, la présence de l'artiste sur scène est très importante pour lui et pour ses fans. Ainsi, les organisateurs de ces événements, où plusieurs artistes internationaux sont présents, doivent aussi penser à l'artiste marocain et le traiter de la même manière sans aucune discrimination. Beaucoup de manifestations au Maroc relèguent au second rang l'artiste marocain. Ce qui lui procure un sentiment d'infériorité.
Est-ce que ce sentiment existe aussi à l'extérieur du Maroc ?
Pas du tout. Quand on se produit dans des festivals étrangers, on est traité au même pied d'égalité que les autres artistes. On a les mêmes droits qu'eux et le même traitement au niveau de la résidence, du transport et du cachet. Malheureusement, au Maroc de rares manifestations respectent ces données. Alors que le public marocain aime voir ses artistes aux côtés d'autres internationaux.
Cette problématique a-t-elle une répercussion sur sa production ?
En effet, n'importe quel artiste, que ce soit dans le domaine théâtral, musical, plastique ou autre, ne peut donner que s'il est encouragé et bien entouré. Dans ce cas, il produit davantage et n'a pas ce complexe d'infériorité. Il ne faut pas attendre qu'il soit malade ou dans le besoin pour avoir un sentiment de compassion envers lui, mais lui donner son droit quand il est encore fort et peut monter sur scène.
Comment voyez-vous le marché du CD chez nous ?
L'artiste a de plus en plus peur de produire, parce qu'il y a toujours ce fléau de la piraterie qui le guette et l'attend au tournant. Donc, cela devient difficile pour l'artiste marocain d'être sur le marché. Pour moi, par exemple, cela fait plus de cinq ans que je n'ai rien sorti pour les mêmes causes. J'ai beaucoup de nouvelles chansons, mais comme tous les artistes, j'ai peur de la piraterie. Mais, pour satisfaire mon public qui demande à chaque fois du nouveau, j'ai décidé de produire un nouveau CD pour bientôt.
Pour votre cas, quels sont les problèmes financiers que vous rencontrez ?
Par exemple, en ce qui me concerne, j'ai une troupe de onze personnes.
Je dois toujours penser aux frais de leurs déplacements, de leur résidence, de leurs tenues de spectacle que je dois renouveler à chaque fois, en plus de leur cachet qui est insuffisant, mais l'essentiel pour moi, c'est d'honorer mon public et le satisfaire.
Ce dernier est mon trésor et le respect qu'il a pour moi me procure un grand plaisir.
D'après vous, de quelle manière doit-on rendre hommage à un artiste ?
En linvitant dans des manifestations de ce genre. Il ne faut pas attendre que l'artiste soit alité pour l'aider financièrement. D'abord, c'est très dégradant pour lui, même vis-à-vis de son public. Le bonheur de l'artiste est de monter sur scène et de communiquer avec son public à travers son art. Nous avons plusieurs manifestations artistiques tout au long de l'année où nos artistes, de différents styles, peuvent se produire continuellement. L'erreur que les organisateurs commettent, en général, est de privilégier certains artistes ou styles aux dépens d'autres. On ne prive jamais un artiste de son droit, parce que chaque artiste a son public. Nous devons passer dans tous les festivals marocains et être traités de la même manière.
Que peut-on dire de la place de la chanson amazighe et de son état ?
La chanson amazighe est en bonne santé. Elle est diffusée aussi bien au Maroc qu'à l'étranger. Même les jeunes s'y intéressent. Il y a beaucoup d'artistes qui travaillent dans ce domaine, mais il faut les encourager et leur ouvrir les portes de la réussite. C'est un patrimoine qu'on doit préserver et inculquer aux générations futures.
Pensez-vous que la jeune génération peut prendre le relais de la chanson amazighe, tout en conservant sa valeur historique et patrimoniale ?
Je l'espère de tout mon cœur, parce qu'on assiste actuellement à beaucoup de dérapages au niveau du marché de la chanson amazighe, comme par exemple
des chanteurs qui vendent leur voix à des sociétés de production pour la mixer à de beaux visages (en faisant un play-back). Alors qu'avant, c'était l'art uniquement qui comptait, pas autre chose. Ces pratiques peuvent toucher la chanson amazighe et la mener à la dégradation
Une belle carrière
Ayant démarré sa carrière artistique en 1983 en passant par les grands maîtres de la chanson amazighe, dont en premier lieu feu Demssiri, Fatima Tihihit forme, ensuite, sa propre troupe et travaille avec de célèbres noms, notamment Omar Ouahrouch, Hassan Lotfi et Ait Bounsir
qui lui ont appris les principes et les valeurs que doit avoir un artiste.
C'est ce qu'elle appelle la grande école de la chanson amazighe. Très modeste et spontanée dans son comportement, Tihihit a fait du chemin avec comme premier souci celui de présenter la chanson amazighe dans ses meilleurs aspects. Elle a essayé de conserver le patrimoine amazigh tout en le modernisant avec des chorégraphies bien étudiées.
Par Ouaffa Bennani/ Le Matin 27.05.2008
dimanche 1 juin 2008
الكهربة القروية نعمة أم نقمة ؟
محمد لزعار
لايختلف اثنان على أن الكهربة القروية تعتبر قفزة نوعية في إجلاء الظلمة عن سكان البوادي الذين لم يكن يخطر ببالهم أنهم في يوم ما سيتمتعون كإخوانهم في المدن بنور المصابيح الكهربائية، وصور التلفاز الملون، والبرابول،وحتى الأنترنيت، وكل تقنيات التواصل الأخرى المتيحة لإدخالهم ضمن قرية العالم الصغيرة.لكن المؤسف حقا ،أن عملية الكهربة ربما لم تتم ضمن استراتيجية تخفيف المعاناة عن المواطنين،وذلك بدراسة جوانبها من كل النواحي، ، لتمكينهم من نسيان زمن القنديل،والفنار،و(اللامبة) وإلى ما هنالك من أدوات الإنارة التقليدية الملوثة(بكسر الواو) ،وغير العملية. ما يدفع إلى مثل هذا القول هو ما أقدم عليه المكتب الوطني للكهرباء مؤخرا من أجراء يتعين بموجبه على سكان جماعة اثنين سيدي اليماني /إقليم طنجة،أن يغادروا جماعتهم إلى مدينة أخرى لأداء فواتير الاستهلاك الشهرية وفي حالة التأخر عن أجل الأداء المحدد يتم تغريمهم ب 90 درهما، وبعملية بسيطة يصبح الشخص المشترك بالكهربة القروية بهذه المنطقة مخيرا بين أمرين أحلاهما مر،إما أن يضيف إلى استهلاكه 20 درهما، ثمنا للتنقل إلى أصيلة وإضاعة سحابة يوم كامل تاركا أشغاله،وبهائمه، وحقله، أو يضيف الغرامة المذكورة إذا فضل عدم الذهاب. إنه أحسن تطبيق تقدمه المؤسسة المذكورة لشعار تقريب الإدارة من المواطنين، ولذر الرماد في العيون يتم إرسال موظف يوم الاثنين أو الخميس ،وبصفة متقطعة،إلى مركز الجماعة لاستخلاص بعض الفواتير،ونظرا لتزامن عملية الاستخلاص مع انعقاد السوق الأسبوعي، فإن المعاناة تزداد سوءا،فإما تخصيص اليوم كاملا ،نظرا لوفرة الراغبين في الأداء،خوفا من الغرامة، وبالتالي الرجوع إلى العيال بدون تسويقه،وإما التضحية بمبلغ مالي هو في أمس الحاجة إليه في ظل تفاحش الأسعار، وارتفاع التكاليف المعيشية بصفة عامة، ومعنى ذلك أن تلك الطريقة تزيد من المعاناة،وليس حلا في حد ذاتها.
أما المشكلة الأخرى المرتبطة بنعمة الكهربة القروية،وفي غياب استراتيجية عملية واضحة،فإن مراقبة العدادات لا تتم بانتظام مما يراكم كيلوات الاستهلاك،ويتخطى المستهلك المسكين حواجز الأشطر دون علم منه،ورغم تقشفه الكبير في الإنارة، والاستمتاع ببرامج التلفزة، وبرودة الثلاجة، لاعتقاده أنه ربما أفرط في الاستهلاك،يجد نفسه أمام مبالغ خيالية.
والسؤال الذي يطرح نفسه بإلحاح، هو هل هذه الكهربة القروية منة على سكان البوادي، جاءت لتنضاف إلى مشاكلهم الكبيرة الأساسية،وفي مقدمتها غلاء الأسمدة، وزيادة الضرائب على البهائم المسوقة،أم أنها تدخل في إطار تخفيف المعاناة،وإشعارهم بأن الدولة فعلا تهتم بهم وبمشاكلهم.
يبدو أن بعض المؤسسات،وبما أننا نشد دولة المؤسسات، لايهمها من المواطن سوى نقوده،دون اعتبار لجودة الخدمة، وحسن المعاملة، وهنا يبرز دور السلطة،وخاصة سلطة الداخلية التي عليها أن تتدخل لتحديد طريقة اشتغال تلك المؤسسات،وخاصة بالشق المتعلق براحة المواطن لضمان عدم إثقال كاهله بمصاريف إضافية،هو في غنى عنها،وإلا ،مع كثرة الضغط،وتحويل مسألة الكهرباء إلى هاجس مؤرق، سيضطر السكان إلى العودة إلى وسائلهم القديمة، ساخطين على الكهرباء،وما يأتي منه من إضاعة للوقت والمال.
مؤسسة وطنية مثل المكتب الوطني للكهرباء ، بمقدورها أن تجعل في كل مدشر، موظفا لاستخلاص الفواتير، لايجب أن تكون في بعض المناطق مصدر إزعاج شهري للمواطنين ،أو تضرب المثل في تحويل نعمة الكهربة القروية إلى نقمة، كما لايجب عليها أن تغفل عن قرارات تتخذها يمكن أن تجر عليها احتجاجات ، أو تذمرات، هي في غنى عنها .
jeudi 22 mai 2008
Le PAT, une ouverture porteuse sur le tourisme rural à Imouzzer
La délégation régionale de Tourisme d'Agadir a organisé un séminaire de deux jours pour promouvoir un concept innovant dans le domaine du tourisme rural et porteur en termes de développement social. Le séminaire intitulé « Tourisme rural, démarches et pratiques » a réuni une soixantaine de professionnels du secteur autour de thème tels que « La mise en place d'une destination de tourisme durable », « Tourisme rural et développement local » ou encore « La qualité : un enjeu stratégique du développement du tourisme durable dans la région de Souss- Massa- Draâ ».
Le séminaire a été l'occasion de présenter un nouveau concept du tourisme rural, à savoir le « Pays d'accueil touristique d'Imouzzer Ida Outanan » (PATI). Le nouveau concept, auquel adhèrent, en plus du ministère du Tourisme et de l'Artisanat, le Haut commissariat des Eaux et Forêts et de lutte contre la désertification, le CR de SMD, l'USAID, l'ADS, la wilaya de SMD et le Conseil préfectoral d'Agadir Ida Outanan, se fixe comme objectifs, le développement socioéconomique de la population locale, le rééquilibrage du développement touristique régional, le développement d'activités thématiques pour prolonger le séjour et stimuler l'économie locale.
A plus de 1250 m d'altitude, à 70 km d'Agadir, via la route du miel, la région d'Imouzzer, offrant une diversité écologique d'une grande richesse (collines arides, vallées verdoyantes, gorges et plateaux hauts en couleur et en sensations…) accueille le projet PAT, intégré comme composante porteuse de la stratégie nationale de développement du tourisme rural. Le PAT, aux yeux de Aziz Fatouak, « est une sérieuse opportunité de vulgarisation du produit du tourisme rural qui profite directement aux populations locales ».
En coopération avec le comité de pilotage, le PATI comporte la création de projets compris entre les frontières avec Taroudant et celles d’Essaouira. Une panoplie de produits, à forte tendance touristique sont et seront développés autour de la maison du pays d'accueil, en phase de finition au centre d'Imouzzer. La maison, un centre d'information, offrira au touriste, en plus de ses locaux, toutes les informations (circuits, lieux de visite, coutumes de la région, produits locaux huile d'argane, huile d'olive, miel…) susceptibles de le rapprocher des habitants pour assouvir sa soif culturelle. Abdel Hakim Sabri, président du PATI, veut se départir du concept classique, lié à la vente du produit cascades d'Imouzzer, quand celles-ci sont devenues l'ombre de ce qu'elles étaient avant les années de sécheresse. « Notre objectif en tant qu'association est de vulgariser suffisamment le concept du PATI, qui reste un produit diversifié, complet, offrant une foule d'activités (circuits de randonnées 4, 24 et 34 km-route du miel, le plus grand rocher du monde, Inzarki de Doutama, la grotte de Wintandwinte, les cascades d'Imouzzer ; coopératives, cultures locales), et d'autres projets, soutenus par de jeunes promoteurs, viendront s'atteler à ceux déjà fonctionnels pour satisfaire les exigences des touristes. »
Développer le tourisme rural, est une composante clé de la Stratégie nationale de développement du tourisme régional qui table sur la structuration et l'homogénéisation des actions entreprises basées sur le concept du PAT. Pourtant, certaines contraintes imputées à la raideur des démarches d'investissement et au manque de moyens et d'une infrastructure adéquate pour soutenir les porteurs de projets, peuvent se révéler déterminantes au sujet de la pérennité du concept et de l'opérationnalisation de ses objectifs. Le PATI gagnerait aussi à se conformer aux spécificités architecturales de la région, pour une meilleure intégration dans le paysage local, ce qui passe, selon les experts du métier, par la consultation des populations et des tissus associatifs dans le cadre d'une meilleure communicabilité entre les différents intervenants dans la Stratégie nationale de développement du tourisme régional.
Par: Nour-Eddine SALLOUK Sce: Libération:
Colloque international à Fès : «Le brassage de la culture arabo-amazighe»
Un colloque international sur le thème «Le brassage de la culture arabo-amazighe» aura lieu à Fès du 3 au 5 juillet 2008.
Placé sous le signe 1200 ans de symbiose et d’unité du peuple marocain, ce colloque rendra hommage à M. Ahmed Boukous, recteur de l’Institut royal de la culture amazighe.
Plusieurs thèmes seront débattus à savoir, aperçus sur l’histoire du brassage de la culture arabo-amazighe, le patrimoine amazigh dans la civilisation et la culture marocaine, les coutumes, la religion et l’Etat, les fondements culturels de la société marocaine (africain, andalou et juif), la culture en tant que dynamique de développement, identités culturelles, modernité et démocratie, diversité culturelle et mondialisation, la culture arabo-amazighe et la création artistique et littéraire, le multiculturalisme et le multilinguisme, multiculturalisme et migration.
Comme par le passé récent, le colloque se déroulera parallèlement avec le festival musical dont le programme sera communiqué ultérieurement.
Par: Mustapha Bettache Sce: AL BAYANE LE 09/05/2008
Fès : L’amazigh fait son entrée à l’université
Une filière consacrée aux études amazighes sera ouverte dès la prochaine rentrée universitaire au sein de la faculté des lettres et sciences humaines Fès-Sais, a annoncé le recteur de l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM), M. Ahmed Boukous.
Ahmed Boukous
L’ouverture de cette filière vient répondre à une demande de plus en plus croissante en matière d’enseignement de la langue et de la culture amazighes, a souligné M.Boukous, qui s’exprimait lors d’un colloque international sur «les perspectives d’enseignement de la langue amazighe dans l’université marocaine», initié par la faculté de Lettres et des Sciences humaines Fès-Saïs, en collaboration avec l’IRCAM.
Le développement de la filière des études amazighes à l’université marocaine requiert la mise en place d’une stratégie globale, faisant de la qualité de l’enseignement son cheval de bataille et définissant clairement les contenus des programmes et les outils didactiques d’enseignement, a-t-il fait remarquer.
Il a déploré, à cet égard, l’absence d’un cadre juridique régissant l’enseignement de la langue amazighe, hormis quelques circulaires ministérielles en la matière.
La réussite de cette «jeune expérience» requiert une forte implication de tous les intervenants, a-t-il souligné, exprimant la disposition de l’IRCAM à accompagner les facultés désireuses d’ouvrir des filières consacrées aux études amazighes, en les dotant du fonds documentaire nécessaire, des compétences spécialisées et des moyens logistiques et en octroyant des bourses d’encouragement pour les étudiants méritants.
L’IRCAM note avec satisfaction l’ouverture de filières des études amazighes, grâce en particulier à l’approche adoptée dans ce sens, basée sur l’implication de toutes les parties concernées par cette discipline, notamment l’IRCAM, les enseignants et les chercheurs, a-t-il ajouté.
Il a, par ailleurs, relevé que l’expérience de l’enseignement de l’Amazighe est une réussite à plus d’un titre, dans la mesure où d’importantes avancées ont été enregistrées sur la voie de la généralisation de l’enseignement de la langue amazighe, en dépit des dysfonctionnements enregistrés dans certaines régions.
Abordant l’avenir de cette discipline, M. Boukous a qualifié de « prometteuses» les perspectives d’enseignement de la langue et de la culture amazighes à l’université, d’autant plus que la conjoncture actuelle est plus que propice au développement de cette filière.
Pour sa part, le doyen de la faculté des Lettres et Sciences humaines Fès-Saïs, M. Brahim Akdim a souligné que l’ouverture de cette filière répond à un besoin de plus en plus pressant pour des études scientifiques dans le domaine de la langue et la culture amazighes.
Cette filière, fruit d’une collaboration étroite entre la faculté des Lettres et Sciences humaines Fès-Saïs et l’IRCAM, contribuera à la formation de ressources humaines qualifiées dans l’enseignement de la langue amazighe, a-t-il dit.
Réunissant une pléiade de chercheurs marocains et étrangers spécialisés, ce colloque se propose d’examiner, dans un cadre de concertation et de confrontation des savoirs et des disciplines, aussi bien l’état des recherches universitaires dans le domaine de la langue et la culture amazighes, que leur devenir «à un moment où l’enseignement de l’amazighe connaît un formidable regain d’intérêt grâce aux travaux de l’IRCAM et initiatives d’universitaires qui ont mis en place des filières et des masters d’études amazighes».
Les participants à cette rencontre débattront, deux jours durant, de plusieurs thèmes portant sur l’«héritage culturel et enseignement de la langue amazighe», la «pluridisciplinarité des études amazighes», les «mécanismes de mise en oeuvre de l’enseignement de la culture amazighe» et «les études amazighes à l’université : contraintes et défis».
Le colloque aborde aussi «l’amazighe à l’université : quels horizons ?», «tradition orale et enseignement au Maroc», «la littérature amazighisante au service de l’enseignement de l’amazighe à l’université», «impact de la dialectologie sur les études amazighes», «l’enseignement du patrimoine oral amazigh à l’université», «la langue berbère et le traitement automatique des langues» et «l’enseignement de l’amazighe entre la grammaire et la linguistique».
Sce: AL BAYANE 18/05/2008

































