dimanche 27 septembre 2009
Harcèlement des touristes à Tafraout : Quand le pacha s’épanche en promesses!
Décidément, les autorités locales de Tafraout rechignent à lutter contre le fléau du harcèlement des touristes dont pâtit la cité touristique.
Les manœuvres dont use le pacha de la ville à l’encontre des opérateurs touristiques qui mènent le mouvement de protestation contre ce phénomène, sont notoires. A entendre les opérateurs touristiques contactés, ceux-ci ne parlent plus que de promesses jamais tenues …
Des propos en l’air! En fait, depuis l’arrivée du responsable en question à la tête du pachalik, une cascade de réunions a eu lieu entre lui, les bazaristes, gérants d’hôtels, de restaurants et campings touristiques de la ville … Mais c’est toujours le même triste scénario de belles paroles qui se répète : «Il s’engage fermement à faire des rondes et appliquer la loi contre tous les accompagnateurs illégaux qui opèrent dans la ville.
Cependant une fois la réunion achevée, il ne donne plus signe de vie, comme si de rien n’était!», nous apprennent les opérateurs. Ces derniers confirment qu’ils ont beau téléphoner pour lui rappeler les engagements pris, il n’hésite pas à répondre encore sans sourciller avec de «faux empressements en assurant qu’il fera le nécessaire pour venir à bout de ces pratiques».
Des réclamations lui ont été aussi envoyées par une association opérant dans l’animation touristique. Mais le responsable préfère se calfeutrer dans un silence qui en dit long sur sa manière de gérer ce problème qui porte préjudice à la réputation touristique de la ville et compromet la qualité d’accueil réservée à ses visiteurs étrangers.
Un problème qui a justement refait surface ces derniers jours en raison de la petite embellie qu’ont connue les flux touristiques et qui coïncide avec le début de la haute saison touristique dans la région. Il suffit d’une balade dans la médina pour remarquer que les propriétaires de deux magasins de vente de tapis connus dans la ville pour s’adonner à ces pratiques, ont replacé leurs rabatteurs doublés de faux guides qu’ils ont pourvus de motos et bicyclettes dans différents points de la ville.
Ces bandes de hors-la-loi, payées avec commissions prélevées sur ventes aux clients «rabattus», sillonnent désormais à longueur de journée les venelles, places et parkings côtoyés par les touristes. Ils les traquent et les harcèlent sans relâche au détriment de la quiétude recherchée. Et au vu et au su de tous, étant sûrs d’être protégés par leurs «patrons» qui ont acquis la passivité des responsables. Et ce, au grand dam de la loi prévue en la matière.
L’on rappelle que l’accompagnement illégal des touristes est sanctionné par le Code pénal dont les dispositions réservent l’emprisonnement et une amende à toute personne usurpant la fonction d’accompagnateur de touristes. Les opérateurs touristiques tafraoutis se demandent pourquoi ce responsable refuse donc d’assainir le secteur et de chasser ces intrus affectant cette activité qui fait vivre pourtant une grande partie de la population. Tout en protestant contre l’application inégale de la loi. «A voir ce qui se fait dans les autres villes touristiques comme par exemple Marrakech où les brigades touristiques sévissent vigoureusement contre ce phénomène, on a l’impression que la loi dans ce bled ne vaut pas pour tous et pour toutes les régions du Royaume!», s’indigne le gérant d’un grand hôtel de la place.
Samedi 12 Septembre 2009
IDRISS OUCHAGOUR
Les chiens errants courent les rues à Tafraout
La prolifération des chiens de rue prend des proportions inquiétantes à Tafraout. On ne peut plus mettre pied dans un coin de la ville sans se faire surprendre par la présence frappante de hordes de ces indésirables compagnons.
On les croise dans les avenues où ils disputent le chemin aux passants, sur les places et jardins publics, près des cafés et restaurants… Au moment où d’autres meutes squattent même les devants des portails d’accès à certains établissements publics. Rien ne peut plus les arrêter lors de leurs «pérégrinations» à travers les différents coins de la ville ou essayer de les pourchasser des lieux ombragés où ils se prélassent.
Il faut dire qu’ils sont devenus ainsi maîtres des lieux et sèment la panique parmi les habitants qui se voient perturbés dans leur quiétude et liberté de circulation. «L’année dernière, mon enfant a piqué une peur bleue lorsqu’il a vu une meute de chiens errants se battre entre eux près de la porte de l’école; depuis, il n’ose plus y aller tout seul; je l’accompagne maintenant chaque matin et je retourne toujours le récupérer à la sortie», nous raconte Fatima, mère d’un élève en troisième année du primaire à l’école Mohammed V, que nous avons rencontrée près de cet établissement dont les portes sont prises d’assaut aux heures de sortie et de rentrée des élèves par leurs parents craignant pour leurs progénitures.
Les fidèles se rendant à l’aube à la mosquée, vivent mal la présence de ces cohortes près du marché municipal attenant à cet édifice religieux du centre ville. Pour Abdellatif .R, habitant d’Adad : «Comme tous les gens qui font la prière d’Alfajr, je suis contraint de me munir d’un gourdin en prévision d’éventuelles attaques des chiens qui s’attroupent dans les environs de la mosquée, car on ne peut pas contourner cet accès».
Outre ces nuisances qui empoisonnent la vie des habitants en les contraignant à la méfiance lors de leurs déplacements ainsi que leurs enfants, ces bêtes canines constituent aussi un danger potentiel pour la santé publique. Et ce, en raison de leurs présence massive dans les marchés de la médina où viandes, poulets et abats de bétails abattus sont exposés à même les étals. Ces chiens galeux et puants infestent ces lieux de nuées de mouches et puces qui les poursuivent. «Cela risque de favoriser facilement des contaminations », s’alarme un médecin de la ville. Les aboiements nocturnes de ces hordes n’en constituent pas moins une source de nuisances sonores dont se plaignent les habitants aussi bien dans le centre-ville que dans les quartiers périphériques.
Comme Douar Rja Fellah à titre indicatif, en raison de sa proximité des abattoirs de la ville. «Des attroupements énormes de chiens errants envahissent les alentours de cet édifice municipal. Pendant la nuit, il est impossible de fermer l’œil à cause de leurs cris bruyants qui ne cessent qu’au lever du soleil», se plaint Mahfoud, père de famille habitant de ce quartier. Si jusque-là aucun cas de rage n’est encore déclaré officiellement auprès des services sanitaires, les risques que cela arrive planent comme une épée de Damoclès sur les habitants. Pour la simple raison que ces chiens sans maîtres ne sont pas vaccinés contre la rage.
Il faut savoir que ce phénomène n’est pas l’apanage de Tafraout seulement qui n’est qu’un exemple révélateur d’un phénomène dont l’ampleur est plus grand qu’on ne peut l’imaginer. En fait, le pullulement effrénée de ces canidés touche toutes les villes de la province et en particulier ses campagnes et les villages des plus reculés. Les campagnes d’abattage de ces animaux se font rares, sinon carrément inexistantes dans la plupart des communes qui rechignent à budgétiser les dépenses afférentes à ces opérations. Les services compétents de ces nombreuses communes rurales que nous avons contactées n’ont pas pu fournir de statistiques se rapportant aux éliminations de ces bêtes nocives. Et même s’il y en a , elles sont loin d’être régulières.
D’où les ruptures constatées au niveau de la régulation requise des opérations d’éliminer ces canidés. Nous avons appris que, faute d’interventions de la part des services concernés, de guerre lasse, ce sont alors les habitants qui se chargent de la mission de se débarrasser de ces compagnons de trop par leurs propres moyens. Et avec ce que cela peut provoquer comme risques par la mauvaise manipulation de produits létaux procurés ou ces préparations empoisonnées à base de viandes ainsi que d’autres solutions traditionnelles toxiques pour leur extermination. Qui sont laissés par la suite en plein air à la portée de tous.
Une action concertée au niveau de tous les intervenants dans ces opérations pour l’élaboration d’un programme provincial de ramassage et d’élimination de ces animaux doit donc être entreprise. On doit respecter un calendrier régulier qui prend en considération les cycles d’accouplement et de reproduction de ces bêtes. Et de ce fait les périodes de recrudescence de la rage afin de mieux circonscrire ce fléau. Au lieu d’attendre les interpellations de la presse sur le sujet ou que des morsures de chiens enragés se déclarent parmi les populations pour qu’enfin les responsables sortent de leur léthargie, comme ils ont pris l’habitude de le faire.
Lundi 21 Septembre 2009
IDRISS OUCHAGOUR
dimanche 23 août 2009
Les mercantis font la loi à Tafraout : Les prix ne craignent pas les communiqués
C’est l’anarchie dans la ville en cette période estivale qui draine des milliers de visiteurs. En effet, devant une demande accrue des produits alimentaires provoquée par ces affluences, rien ne peut plus retenir l’avidité des commerçants pour les gains illicites. C’est dire qu’à leurs yeux, les acheteurs ne sont plus que synonymes de pigeons. Et «étriller tant qu’on peut ses clients», semble être la devise que se partagent cyniquement tous les marchands de la ville. C’est l’occasion d’opérer des majorations vertigineuses illégales. Aucun produit n’a échappé au diktat des vendeurs sans scrupule. A commencer par les légumes. Il suffit de faire une visite chez les marchands, aussi bien au centre-ville qu’au marché de légumes, pour s’en convaincre.
On s’aperçoit ainsi que la tomate est tarifiée à 8 dh, la pomme de terre (6 dh), les carottes (5 dh), les piments verts (8 dh). Item pour les fruits dont les prix ont outrageusement augmenté. Le raisin a atteint 16 dh le kilo, les pastèques et melons sont cédés respectivement à 7 et 8 dh le kilo. Des prix jugés exorbitants par les consommateurs comparativement à ceux pratiqués en cette même période au marché d’approvisionnement d’Inzegane. Les écarts dépassent largement les marges bénéficiaires réglementaires.
Sachant que le tarif d’un kilo de tomate n’y dépasse pas 3 dh, la pomme de terre (2 dh), les carottes (1,5 dh) et les piments verts (4 dh). Quant aux fruits, selon un marchand de gros du souk d’Inezgane d’où se ravitaillent les légumiers de la ville, le raisin, la pastèque et le melon sont cédés respectivement à 6,2 et 2,5 dh. S’agissant des viandes, la révision à la hausse concerne également les différentes variétés de ce produit très consommé dans la région en cette période en raison des moussems et échanges de visites familiales très fréquentes entre visiteurs et autres membres de leurs familles sur place.
Si donc la viande rouge (ovine et bovine) est vendue entre 70 et 75 dh le kilo, soit une augmentation de 10 à 15 dh par rapport aux tarifs normaux, le prix du poulet est par contre, excessivement cher, sachant qu’il est passé de 23 dh à 35 dh le kilo. Des hausses injustifiées eu égard à ceux pratiqués dans les différents souks avoisinants comme Idawsmlal et Aït Abdellah, où la viande de la même qualité est exposée sur les étals à 55 et 60 dh, au moment où la viande blanche y coûte entre 23 dh et 25 dh.
Autres produits dont les prix ont connu des augmentations insensées : le lait et certains produits dérivés. Notamment, le petit lait «Leben» et le lait caillé «Raib» prisés en été par les consommateurs. Le berlingot d’un litre de l’un ou l’autre de ces produits laitiers, a atteint 12 dh. Mais c’est surtout à la faveur de l’insuffisance des quantités distribuées par les sociétés dans la région (Centrale Laitière et Jaouda) par rapport à une subite demande «gargantuesque» en la matière, qui ont provoqué cet état de fait. Donnant ainsi libre cours aux marchands indélicats et gérants d’autres laiteries de même acabit d’écouler sous cap cette «rare marchandise», en proie ainsi aux spéculations des plus folles.
Le secteur des services n’a pas été épargné non plus par cette absurde spirale de renchérissements illicites. Particulièrement, celui du transport. Les voyageurs en provenance de Tiznit et Agadir à destination de Tafraout ont dû subir les «lubies» des plus déraisonnables des chauffeurs de taxis qui leur imposent des tarifs insensés. Comme nous le font savoir ces membres d’une famille tafraoutie qui ont dû, faute de places dans les moyens de transport, casquer à Tiznit 120 dh chacun. Ceci alors que le prix normal en vigueur est fixé à 37,50 dh. Les visiteurs et habitants sont indignés par ces comportements malhonnêtes.
On pointe du bout du doigt les autorités locales qui n’ont rien fait pour remettre de l’ordre en la demeure. «Nous dénonçons vivement l’incurie des autorités de la région face à ce désordre. Les prix flambent sans raison tant que l’offre est abondante; le rigoureux affichage des tarifs n’est pas respecté. Ce qui laisse croire que l’on est sciemment abandonnés pour se faire plumer par ces marchands malhonnête!», nous déclare, furieux, le président d’une association de développement locale.
En effet, selon nos sources, tout en étant en connaissance de cause, les autorités locales n’ont entrepris aucune action préventive pour pallier le manque de produits alimentaires en cette période estivale dans la région. Encore moins d’effectuer les contrôles pour barrer la route aux spéculateurs. Même les plaintes des citoyens lésés n’ont pas pu faire bouger le dispositif du service des fraudes. Pour preuve, ce consommateur qui nous a déclaré qu’il s’est fait payer un litre de Leben à 12 dh. Face à cet abus, il s’est plaint auprès du pacha de la ville, croyant que son acte de civisme allait mettre fin à cette hausse illicite. Mais qui, à sa grande surprise, découvrira tristement le lendemain, le marchand incriminé en train d’écouler tranquillement son petit lait au même prix.
Samedi 22 Août 2009
IDRISS OUCHAGOUR
vendredi 21 août 2009
الحاج بلعيد أرخ المقاومة السوسية للفرنسيين
أغنية «سوس الثانية» طالتها رقابة المحتل
إعداد - توفيق ناديري
في واحتها الصيفية تعود «المساء» إلى أرشيف الأغنية المغربية لتنبش في ذكرياتها، وتكشف بعضا من المستور في لحظة إنتاج هذه الأغاني، من خلال شهادات شعراء وملحنين ومطربين ومهتمين كانوا شاهدين على مرحلة الولادة، شهادات تحمل لحظات النشوى والإمتاع في الزمن الجميل للأغنية، وأخرى تحرك جراح البعض الذين يصرون على البوح للقارئ رغم جرأة البوح وألمه في بعض الأحيان.
لا يمكن الحـــــــــديث عـــــــن التراث الأمازيغي الأصيل دون الإتيان، بكثير من الاعتراف والتقدير، على ذكر الأغنية الأمازيغية المجسدة في الفنان الأمازيغي الكبير الحاج بلعيد، الذي يخصه الباحث الأمازيغي الشهير عمر أمرير ببحث جميل حول أغنية «سوس الثانية»، جاء فيه: «لقد شكلت فترة الحماية أحد الأحداث الكبرى التي شهدها المغرب، ورغم أن هذه الحماية وقعت في سنة 1912، فإنه بفضل المقاومة المسلحة لم تستطع القوات الفرنسية الوصول إلى منطقة سوس إلا سنة 1934، ومعنى هذا أن الأطلس الصغير بقي مستقلا، ولم يدخل تحت نفوذ الاستعمار المسعور إلا مع معركة «أيت عبد الله» التي قادها أشهر رجالات الأطلس الصغير عبد الله زاكور.
كل تلك الظروف، بما فيها من رسم معالم معركة «أيت عبد الله»، وكل تلك الأزمات استحضرها أشهر الفنانين وعميدهم، يومئذ، الحاج بلعيد.
في مجال الأغنية، ستشتهر لهذا الفنان أغنية كانت تعرف باسم قصيدة «سوس الثانية» أو أغنية «سوس الثانية»، لأن هناك قصة سوس الأولى أو أغنية سوس الأولى التي جرت أطوارها في أوائل القرن.
الذي يعنينا في هذا الصدد هو أن أغنية «سوس الثانية» التي كانت مشهورة يومئذ وإلى يومنا هذا، رغم أنها تبدو خاصة بحدث تاريخي انتهى منذ 34 أو 35 سنة، أي جيل كامل، ولكن طريقة إبداعها تعتبر نموذجا للفن الرفيع الذي يبقى صالحا ومتوارثا عبر الأجيال رغم انقضاء أحداثه الأصلية.
لكي نستوعب هذا الكلام، لا بد من العودة إلى التقابل والتوازي بين الحدث والأغنية، الحدث معركة «أيت عبد الله» والأغنية أغنية سوس الثانية، هذه الأغنية بحثت عنها في الجبال ونشرت منها بعض المقاطع في كتابي الأول «الشعر المغربي الأمازيغي» الذي طبع بدار الكتاب بالبيضاء، وجاءت في الصفحات التالية (151-152-153).
لفهم الأغنية في علاقتها بالحدث، يجب توضيح إطار وظروف وأسباب أدائها.
في أواخر العشرينيات، أي في عهد الحماية، تقدمت الجيوش الاستعمارية نحو سوس واستولت على سهوله، لكنها حينما تجاوزت تزنيت للدخول إلى الأطلس، صادفت مقاومة مسلحة شرسة تزعمها عبد الله زاكور، هذا الأخير قام بخطة عملية، إذ جمع حوله قبيلة أيت عبد الله، بعدما قوى جبهته الداخلية، وتحالف مع قبيلة «أمل» في تافراوت، ثم قبيلة أمانوز وتاسريرت و إدا أوسملال و تاهالا، وما إلى ذلك من القبائل.
لهذا خلق عبد الله زاكور مجالا تضاريسيا يصعب على الجيوش الفرنسية التوغل في مجاله، وهنا يجب أن نستحضر أن الحديث عن القوى الفرنسية هو حديث عن أقوى الجيوش في العالم آنذاك، وإذا حاولنا – بالإضافة إلى هذا – التذكير بمحاولة فرنسا تطويق الأطلس الصغير وفصله عن الصحراء، سنعرف قيمة قصيدة سوس الثانية التي تشير أو توحي بمنطق «انقلب السحر على الساحر»، لأن عبد الله زاكور الذي وعى ضرورة التوحد مع القبائل الصحراوية وجد في تقدم الجيوش الفرنسية نحو الجنوب فرصة لتعاون وثيق بينه وبين المناطق الصحراوية المغربية، ومنها تسلل بمساعدة الصحراويين للحصول على الأسلحة من الجيوش الفرنسية، وذلك بهجومات خاطفة في مناطق استراتيجية لم يفلت منها ولو جندي واحد يرابط هناك رفقة سلاحه أو آلاته، هذه الخدعة الحربية التي كان يعتمد عليها عبد الله زاكور من بين أسرار صموده في وجه المستعمر بسلاح المستعمر نفسه، فكلما تقدم الفرنسيون جنوبا، كلما زادت فرص زاكور هو ومساعدوه في اغتنام الأسلحة والشاحنات.
هذه الملاحم التي قادها عبد الله زاكور في الأطلس الصغير، استحضرها الشاعر المغني الحاج بلعيد إلى أن تم احتلال سوس بعد معركة «أيت عبد الله» سنة 1934، بعد ذلك ظهرت الأغنية التي نحن بصدد الوقوف عندها اليوم:
وكانت بدايتها: أنَّاج كو عبد الله»
وهذا يعني: لننتقل من قصص أخبار معارك عبد الله إلى موضوع آخر.. هذا يعني أن ما وصلنا من الأغنية على طولها، إذ تبلغ 41 بيتا، مبتور أصلا، وهنا نفترض أن الرقابة حذفت أبياتا عن وصف المعركة، وأسماء القبائل وأبطالها، لأن الاحتفاظ بهذه الأبيات يعني أنها وصمة عار، فكان طبيعيا أن تنال منها الرقابة.
والخلاصة أن ما سمي بقصيدة «سوس الثانية» كما وصلتنا اليوم في أصلها، تنقسم إلى قسم كبير، وهو القسم المفترض أنه المحذوف والمبتور، وكان خاصا بوصف معركة «أيت عبد الله» وبطولة القبائل المتحالفة مع عبد الله زاكور، لحساسية الموضوع، وبقي قسم ثان وصل إلينا، والذي يضم أربعين بيتا تبتدئ بـ «أنا كو عبد الله»، أي نتنقل من أخبار الزعيم عبد الله ونتكلم عن كبار القبائل.
ولتوضيح ذلك، نتأمل الأبيات الشعرية الأمازيغية التالية، ونحاول شرحها:
القايد أجرّار علسلامتك غ إيماون نْمَدَّنْ يوسي أُوجرار لهم غار أو حدود إكابل تن إك العَفيت غْ أو فوس إثر بارودغ أو زلماظ نس إيرار سرف العاقل أوَرْ إيميل يا كي حركنت».
ويقصد البيت الأول القايد الجيراري المنتمي إلى قبيلة تعربت المتواجدة بنواحي تيزنيت، يقول له الحاج بلعيد: «على سلامتك» من الادعاءات المغرضة، وأن القايد الجيراري تحمل المسؤولية وحده في ما يفعل وواجه المسؤولية بوعي، وضع النار في يده اليمنى ووضع البارود في يده اليسرى،خوفا من تماسهما وأي انفجارهما.
هذه الأبيات الشعرية رمزية يفهم منها الوضع الجديد لدخول المستعمر إلى سوس وكيف كان القايد الجيراري خبيرا في التحكم في الأمور رغم صعوبتها، فالنار في يمينه والبارود في يساره، أي أن القوات الغازية من جهة، والقبائل السوسية في جهة مواجهة. فإذا لم يكن هناك رجل حكيم كالجيراري فستكون الكارثة.
المساء
20.08.2009
التجارة وصورة الأمازيغي في المخيال الاجتماعي المغربي
سر تفضيل مهنة العرض والطلب
«التجارة مهنة الأمازيغيين بامتياز» عبارة ألف أن يسمعها المواطن المغربي مرات عديدة، وربما تكرارها يؤكد مدى مطابقتها للواقع إلى درجة أصبحت معها أقرب إلى حقيقة أغلب المغاربة على علم بها بحيث يراها الجميع في المدن الصغرى كما في المدن الكبرى، ورغم ذلك، فهذه الحقيقة إن صح التعبير تنطبق فقط على بعض المناطق دون أخرى، والأمازيغ أنفسهم يدركون ذلك على اعتبار أن ممارستهم لمهنة التجارة تكاد تكون ملفتة للانتباه في منطقتي الرباط ـ الدار البيضاء، والأمر هنا يتعلق بالأمازيغ الذين هم من أصول سوسية وخاصة منهم القادمين من مناطق جبلية ونائية من أهل الجنوب، فلا يكاد حي أو شارع يخلو من بقال، أو صاحب دكان في زاوية من زوايا المدينتين.
والذي يسترعي التوقف والتأمل كذلك هو توارثهم ونقل هذه المهنة من جيل لآخر حتى في بلاد المهجر، خصوصا في أوربا الغربية، حيث يتمركز معظم الأمازيغ المهاجرين.
وبهذا يحق لأي كان التساؤل عن هذا العشق الذي يكنه الإنسان الأمازيغي لهذه الحرفة أو ما يسمونه أهل المغرب ب»الحنطة»، فهل المسألة عرضية؟ وهل اعتبار التجارة بالمغرب مهنة الأمازيغ فقط يدخل ضمن الكليشهات والصور النمطية؟ ولماذا تركز معظم التجار من أصول سوسية في منطقتي الدار البيضاء ـ الرباط؟
العمل المفضل
يفسر الكثيرون امتهان الامازيغ وتعاطيهم بشكل ملفت للنظر للتجارة، بكونها مهنتهم المفضلة التي تدر عليهم الأرباح وتحقق لهم الحرية ويضيفون إلى ذلك المعنى الذي يعطونه للأمازيغي على اعتبار أن هذا المعنى يدل على الإنسان الحر في التصرف والسلوك. لكن هناك من يرى عكس ذلك.
وفي موضوع علاقة الأمازيغ بالتجارة يتميز حسن وهو شاب لم يتجاوز العشرينيات من عمره وأصله من الجنوب المغربي ومهنته بقال رغم ذلك بنظرة مخالفة لما هو سائد حيث أكد أن الانقطاع عن الدراسة في المراحل الأولى من العمر هو سبب تعاطي الأمازيغ للتجارة وأضاف أن الاحتكاك ومعرفة قيمة المال في وقت مبكر، يولدان لديهم رغبة ملحة في الحصول عليه و بأسرع وقت ممكن.
وهذه المهنة في نظره تتطلب من صاحبها الحزم، والجد، والمثابرة والصبر معتبرا التجارة عملا شاقا، «فأحيانا لا أنام إلا ساعات معدودة جدا، ووقت العمل طويل « هكذا أوضح وابتسامة ترتسم على محياه. وتوقف لحظة عن الكلام، ربما ليرتب الأفكار التي تأتيه ثم استرسل في الحديث وقال: «شيء آخر يميز الأمازيغ عن غيرهم هو مسألة التعامل مع الناس والابتسامة التي يلاقونهم بها وميلهم إلى المهادنة والتعاون وتجنب الخصومات، بل والأدهى من ذلك فبعض تجار الأحياء هم دائما على علم بأسرار الناس ومطلعون على دقائق أمورهم، ولأمانتهم وكتمانهم السر يستشيرونهم في أمورهم «.
لماذا الرباط والدار البيضاء؟
وكما سبقت الإشارة إلى ذلك فتمركز الأمازيغ في منطقتي الدار البيضاء ـ الرباط بالتحديد لممارسة هذه المهنة شيء يستدعي الانتباه والتساؤل في الآن نفسه ويستدعي معرفة أسباب تفضيلهم لهذه المنطقه رغم وجود مناطق أخرى لا تختلف كثيرا عنها.
«اعتقد أن محور الرباط ـ الدار البيضاء هو مركز وقطب صناعي مهم أضف إلى ذلك الكتلة البشرية الهائلة الموجودة في هاتين المنطقتين» هذا هو التفسيرالذي أعطاه مبارك الشاب البالغ سبعة وعشرين عاما، ويشدد في كلامه على أن معدل الاستهلاك في محور الرباط الدارالبيضاء مرتفع جدا والمستوى المعيشي مكلف مقارنة بمناطق أخرى تكون فيها القدرة الشرائية محدودة جدا.
بالإضافة إلى ذلك فإن مدينتي الدار البيضاء والرباط شهدتا في السنوات التي تلت الاستقلال هجرات من مختلف المناطق، ويعتبر هذا الخليط السكاني المتنوع حافزا للاستثمار والتجارة.
«محماد» البقال
وصلة بالموضوع نفسه فقد كانت الصورة النمطية المنتشرة والملتصقة بالإنسان الأمازيغي تختزل في «محماد « ذلك البائع الذي ينطق كلمة بالعربية وعشرة بالأمازيغية، ومرتبطة في المتخيل الجمعي بالبخل والتقوقع على الذات، فالأمازيغي لا يتزوج إلا أمازيغية إلى درجة أن هناك خوفا من الآخر وحذرا وهذا ما يسميه علماء الاجتماع بالفوبيا. لكن الآن تغيّرت الصورة تماما، والمتأمل في أصحاب بعض الشركات الكبرى سيخرج بخلاصة مفادها أن معظمهم كانوا بسطاء فأصبحوا اليوم من كبار التجار والمستثمرين. «الأمثلة كثيرة جدا خذ مثلا مجموعات أكوا، يينا، أطلس... » يقول أيوب 23 سنة. وبما أن الشيء بالشيء يذكر كما يقال، ففي كل صيف يتشوق هؤلاء التجار لزيارة ما يسمى عندهم «تمازيرت» وتعني البلد الأصل، حيث ولدوا وعاشوا حينا من الدهر، ففي هذا الوقت من كل سنة تنتعش أسواق قرى ومدن الجنوب، ومن يزور تيزنيت أو تافراوت أو أيداوسملال في عزها هذه الأيام فإنه سيقف عند حجم الرواج التجاري الذي تشهده هذه المناطق في هذا الوقت من كل سنة.
محمد أسعدي (صحفي متدرب)
12.08.2009 AL ALAM
lundi 17 août 2009
Entretien avec El Houcine Al Ihssayni, président de l'Association du Festival Tifawine de Tafraout
«Nous ferons de Tifawine un réceptacle mondial des arts ruraux»
Libé: Voulez-vous nous donner un aperçu sur la nouvelle édition du Festival Tifawine?
El Houcine Al Ihssayni : Il faut dire que la quatrième édition du Festival Tifawine s'inscrit dans la continuité et la volonté du renforcement de l'identité tracée par les initiateurs de la manifestation depuis sa création. Une identité qui met en exergue, par excellence, le thème de la ruralité. Nous l'avons choisi dès le lancement de ce projet, dans le but de permettre la création d'une interaction culturelle fructueuse entre les différentes régions rurales du pays. Il suffit, pour s'en rendre compte, de survoler le programme élaboré pour cette nouvelle édition.
Vous verrez que le Festival met à l'honneur manifestement l'Ahwach, comme art intrinsèquement lié à l'espace rural, dans toutes ses variétés régionales. On note la présence de l'Ahwach de warzazate, de Zagoura, celui de Bani de Tata, l'Ahyyad d'Aît Mimoun, l'Ahwach d'Imintanout, l'Ahidouss de Taza, celui de Klaat Mgouna, Lgadra de Goulmim, Ismgan de Oulad Jerrar, etc jusqu'à l'Ahwach des femmes de Tafraout. A travers cela, c'est en fait toutes les richesses patrimoniales rurales en la matière, que nous voulons explorer et les faire découvrir aux générations montantes qui ignorent ou méconnaissent ce trésor enfoui sous les décombres de l'histoire.
Dans le programme proposé cette année, on constate effectivement une présence manifeste et accrue des Ahwachs. Ne craignez-vous pas de susciter chez le public une certaine indigestion ?
Effectivement, 75% de notre plateau artistique comporte l'Ahwach des diverses régions. Mais, bien au contraire, je veux vous avouer que Tifawine a une ambition plus grande dans ce sens ; puisque nous comptons dans les prochaines éditions faire de notre Festival un lieu de rencontre par excellence des chants ruraux étrangers aussi. Nous allons ainsi inviter des créativités rurales en la matière de par le monde. Mais, parallèlement, cela ne nous a pas empêchés de proposer par ailleurs les prestations des chanteurs et artistes berbères, lesquels ont modernisé le registre musical berbère et sont appréciés notamment des jeunes. C'est en fait pour créer un plateau artistique, harmonieux et varié qui allie l'aspect traditionnel rural et contemporain de la chanson et musique amazighe, afin de mieux embrasser ces deux riches facettes de ce patrimoine inestimable, qui a besoin justement d'une continuelle exploration pour assurer sa pérennité.
Par contre, je pense que le public apprécier acela. Car la plupart des gens qui viennent pour le Festival font partie de la diaspora tafraoutie vivant dans les grandes villes et à l'étranger. Une communauté donc qui entretient des liens solides avec Tamazirt (le bled) malgré son éloignement, mais dont les générations nouvelles continuent de « se chercher » dans une quête de racines à travers ces retours répétés vers la région, étant assoiffées de la découverte des racines et de la culture locales.
Le programme Méga, tant décrié par les détracteurs de cette prestation qualifiée de « mégalomanie », a jeté cette fois-ci son dévolu sur le thé marocain. Pourquoi pas un produit du terroir comme auparavant ?
D'abord, je dois avouer que notre prestation Méga a eu un retentissant écho auprès des visiteurs du Festival et de toute la région. Dans la mesure où cette manifestation a pu faire connaître au public les produits locaux phare de la région. Comme par exemple au niveau culinaire, le Méga Lbssis ou artisanal par la confection de la plus grande babouche locale (Adoukou) ou artistique par l'organisation du Méga Ahwach. Le principe est ainsi de présenter au grand public un produit ou mets à grande dimension pour impressionner et susciter sa curiosité.
Le choix du thé lors de cette édition, relève de notre volonté de lever le voile sur les aspects cérémoniaux qui accompagnent la préparation traditionnelle locale de ce breuvage et le rôle qu'il a joué et continue de jouer dans le sens de la consolidation des liens sociaux (notamment à travers cette ancestrale tradition de Skar) entre les jeunes des différents sexes et sa place de choix comme emblème du séculaire accueil dans les rapports entre les différentes tribus de la région. La préparation localement du thé est soumise à un rituel et une méthode spécifiques dont le secret est tenu par seuls quelques fins connaisseurs de la région. C'est également ce que nous voulons faire savoir aux gens. Pour cela notre programme comporte une compétition en la matière dont la meilleure préparation est récompensée.
Les activités « off » commencent à devenir le parent pauvre du Festival à tel point que certains se sont permis de réduire cette manifestation à un simple rendez-vous pour distraire les gens par «Chtih Ourdih » ?
Si vous entendez par ces termes leur acception positive, à savoir l'aspect qui vise à créer de l'animation pour détendre les estivants affluant en cette période à la région, je pense que le festival offre bien une programmation adéquate dans ce sens. Par contre, je peux vous assurer que la manifestation tient à assurer également un ensemble d’activités off. En concevant des espaces de rencontres culturelles, théâtrales, sociales, sportives, etc. Il faut dire que notre programmation tient à maintenir un équilibre entre ces différents produits culturels.
Mais où sont passés le Festival du cinéma rural et les Universités rurales de Mohamed Khair Eddine dont la tenue a été lancée en grande pompe lors de la précédente édition?
Le Festival se tient une fois par an. Le reste du temps, c'est le vide ambiant. Tout le monde attend alors la prochaine édition pour avoir de l'animation culturelle dans la région. C'est pour cela que nous avons pensé à conférer à son action une certaine continuité en proposant l'organisation de rencontres culturelles tout au long de l’année afin de combler ce vide. Nous avons alors promis la tenue du Festival du cinéma rural au printemps et les Universités rurales de M. Khair Eddine en hiver. Certes, cela n'a pas eu lieu. Il faut avouer que le ambition est plus grande que le budget disponible.
Notre obstacle reste le manque de moyens financiers. Mais nous promettons de faire prochainement en sorte que ces activités puissent voir le jour, surtout que pour les Universités rurales de Mohamed Khair Eddine, nous avons déjà commencé l'élaboration de son canevas depuis bien longtemps. Nous allons très prochainement lancer la date de sa tenue. Les Universités de Khair Eddine permettront l'exploitation de ce thème de la ruralité par les milieux universitaires, académiques et le tissu associatif local. C'est le but visé entre autres.
Beaucoup d'espoir est placé dans le Festival en tant que catalyseur pour l'amélioration des infrastructures, l'offre sanitaire, etc. Mais jusque-là, cela n'a pas eu lieu !
Le Festival n'est pas responsable de la détérioration des infrastructures locales. Mais on s'accorde à dire qu'il aurait pu inciter les décideurs à penser améliorer l'état des routes, offrir de meilleurs services sanitaires etc. Et ce, en mettant les responsables devant le fait accompli, puisqu'ils doivent bouger dans ce sens pour permettre à la région d'accueillir des milliers de visiteurs que le Festival attire dans de meilleures conditions. L'exemple de la route d'Amelne illustre bien ce triste constat d'abandon des infrastructures routières de la région. L'autre cas est l'hôpital de la ville, qui n'assure toujours pas plus que les prestations d'un dispensaire digne d'un village rural.
Tifawine est un important produit d'appel qui réussit à attirer des flux de touristes et investisseurs pour la découverte de la région. Car, nous avions dès le début, la conviction que le développement rural doit passer d'abord par celui de la culture locale. C'est un tremplin incontournable pour la réussite du défi de développement local. Le Festival a donc bien joué son rôle. La balle est désormais dans le camp des responsables et des associations locales qui doivent réagir pour assurer l'accompagnement nécessaire.
Un dernier mot sur le budget de Tifawine cette année !
C'est triste à révéler : il y a une nette régression des apports financiers de la part de nos sponsors. Globalement, nous constatons une diminution de 30% de notre budget actuel par rapport à celui de notre édition précédente. Cela est dû principalement à la crise économique et financière qui a touché le monde entier et dont les répercussions se sont fait sentir au niveau national et local. A cela s'ajoute aussi le fait que l'un de nos principaux partenaires, en l’occurence l’IRCAM, a baissé substantiellement sa contribution lors de cette édition pour des raisons que nous ignorons.
Sce: Libération
Jeudi 06 Août 2009
ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR
lundi 27 juillet 2009
Programme Festival Tifawin 2009, 4 ème Edition
Programme Festival Tifawin 2009,
4 ème Edition
dimanche 19 juillet 2009
Tafraout bientôt sans carburants ?
Sans crainte d’être taxé d’alarmiste, on serait tenté plutôt de répondre par l’affirmative. En effet, à Tafraout on ne parle plus que de cela et la peur de voir son véhicule immobilisé, faute de carburant, obsède désormais plus d’un.
Et pour cause. Le flux des automobilistes en visite à la région seront énormes, alors que, dans la ville, une seule station-service assure l’approvisionnement en carburant des usagers de la route des six communes que compte la région. Si la disponibilité des carburants ne pose aucun problème actuellement et leur distribution se fait sans incident, dans les prochains jours des inquiétudes grandissent et nourrissent fortement des scénarii de rupture de stocks à répétition.
Surtout que la tenue du Festival de la ville qui coïncide avec l’organisation des Moussems dans la région et le retour des originaires de la ville pour voir leurs familles, attirent des milliers de visiteurs. Ce qui génèrera un trafic automobile sans limite. Dont la gestion normale de son approvisionnement en carburant par un seul point de vente, sera difficile. Il faut donc s’attendre à des prises d’assaut de la pompe massives et ingérables, avec des files ininterrompues de véhicules aux alentour, et tout le calvaire des attentes qui s’ensuivra pour les automobilistes acculés à poireauter sous une chaleur torride. Et, encore, s’ils parviennent à accéder à la station-service avant l’épuisement de la dernière goutte d’essence.
Tellement, dans pareils cas, la peur des pannes sèches s’empare des usagers qui raflent du coup tout, en faisant le plein. Sinon, il n’y a aucun choix que de patienter en attendant l’approvisionnement de la station par la société de distribution à partir de la ville d’Agadir (distante de 156 km). A rappeler que durant la même période de l’année dernière, alors que les deux stations-service de la ville (dont une justement est actuellement non opérationnelle depuis quelques semaines), assuraient leur service, d’inextricables embouteillages devant leurs pompes perduraient toujours à longueur de journée et les pénuries du gasoil 350 surgissaient tout au long de cette saison d’affluence.
Les nombreux usagers de ce combustible, ont été contraints de s’en procurer de chez ces « spéculateurs » qui remplissaient leurs jerricans à Idawsmlal (la plus proche station-service à 50 km à la ronde) et écoulaient leurs marchandises trois fois plus chères dans la ville pour les automobilistes pressés qui ne pouvaient attendre l’arrivée de la cargaison d’Agadir.
Bref, tout le monde se demande avec beaucoup d’inquiétude comment on pourra s’en sortir encore lors de cette saison estivale à Tafraout, alors qu’en plus, elle est bien promue à connaître de grandes affluences.
Surtout que l’année dernière, les autorités locales, censées assurer l’approvisionnement normal et régulier du marché local en carburant sont restées passives. Se pose alors la question suivante: les autorités locales ont-elles pris les dispositions nécessaires pour remédier à une telle situation ? De toute façon, les quelques jours à venir nous le diront.
Samedi 18 Juillet 2009
IDRISS OUCHAGOUR, Sce: Libération
samedi 7 mars 2009
ثلاث قبائل بتزنيت تحتج على أملاكها الغابوية
ثلاث قبائل بتزنيت تحتج على أملاكها الغابوية
هددت ثلاث قبائل تابعة لقيادة تيغيرت بإقليم تزنيت,
وهي قبائل إدبنيران و آيت كرمون و آ يت همان, بالدخول في أشكال احتجاجية
محلية لمنع إدارة المياه و الغابات من تحديد ألأراضي الخاصة بها, بعد
القرار الذي أصدرته بهذا الصدد, و قالت العديد من الجمعيات المحلية في
بيانها الذي اصدرته في وقت سابق " إن المياه و الغابات وبعض المنتخبين
مارسوا سياسة التضليل ضد السكان"
وأضاف المتضررون أنهم يعتزمون
تنظيم وقفة إحتجاجية صبيحة الجمعة أمام قيادة تيغيرت بدعم من الفعاليات
الحقوقية و الجمعوية المحلية, ودلك لأنه "في الوقت الذي ننتظر فيه من
الدولة التدخل لوقف معاناة سكان هده الجبال من الجفاف و الفقر و العزلة و
التهميش, نفاجأ بقرار إدارة المياه و الغابات تحفيظ أراضي تحت مسمى الملك
الغابوي, دون احترام المسطرة القانونية المعمول بها في مثل هده الحالات و
إشعار السكان بدلك, و إشراكهم في الاجتماعات الخاصة بالموضوع حتى يتسنى
لهم تقديم المستندات و الحجج التي تثبت حقوقهم داخل ألآجال القانونية",
مضيفين, في الشكاية الموجهة إلى عدد من الجهات الوصية محليا و إقليميا, أن
الأرض المطلوب تحديدها لم تكن أرض خلاء بدون مالك, كما أن السكان يتوفرون
على جميع الرسوم و المستندات التي تعود إلى مئات السنين تثبت ملكيتهم, وهي
وثائق استعمارية ما زال العمل بها إلى غاية اليوم, مند سنوات 1916 و 1917
و 1925
و اعتبر السكان المتضررون
أن عدم تسجيل السكان لأراضيهم في سجلات المحافظة العقارية "لا يبرر انتزاع
الدولة لها على اعتبار أن عملية التحفيظ تتطلب مبالغ مالية كبيرة لا طاقة
للسكان بها في ظل الظروف الاجتماعية و الاقتصادية التي يعيشون فيها". وهي
الظروف التي دفعت الكثير منهم إلى الهجرة داخل و خارج الوطن, و اعتبروا
سياسة نزع الأراضي بهده الطريقة خرقا سافرا لحق الملكية المحمي دستوريا, و
المصون بمقتضى الإعلان العالمي لحقوق الإنسان الذي ينص في مادته 14 "على
أن لكل شخص حق التملك بمفرده أو بالاشتراك مع غيره وعلى عدم جواز تجريده
من ملكه تعسفا"
محمد الشيخ
جريدة المساء
mardi 3 mars 2009
Tafraout - Festival des Amandiers : 1ère édition
Tafraout - Festival des Amandiers : 1ère édition
La ville de Tafraout va enfin avoir son propre festival qui cadre
merveilleusement avec son environnement naturel, sa production connue
des amandes et qui valoriser ses grandes potentialités touristiques et
pousser dans le bon sens désenclavement. L’Association Louz du Festival
des Amandiers de Tafraout, le Ministère de l’Agriculture et des Pêches
Maritimes et la Région Souss Massa Draâ, en partenariat avec la Commune
de Tafraout et le Réseau Marocain de l’Economie Sociale et Solidaire (
REMSS), organisent les 27 et 28 février courant, la première édition du
festival des Amandiers.
Ce rendez-vous attendu, à la fois économique, culturel et artistique
est l’occasion pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire et
le grand public de se rencontrer et de partager des expériences au tour
d’un terroir qui offre de nombreuses perspectives de développement
économique et social. Conférences, séminaires, actions de terrain,
débats et soirées spectacle sont au programme de cette première édition
du Festival des Amandiers. Un festival qui doit s’inscrire dans la
durabilité et qui doit figurer en bonne place dans le calendrier de
l’animation culturelle, touristique et artistique, soutenu par le
Conseil régional du Souss Massa Draâ.
Au-delà de l’aspect festif du festival, le programme de la première
édition s’annonce bien riche et bien intéressant. Des plantations des
amandiers et de la distribution de matériel agricole à la conférence
sur l’Economie Sociale, en passant le séminaire du REMESS, ou les
Perspectives d’une coopération décentralisée pour la structuration et
la promotion de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans la RSMD, le
choix des sujets et thèmes cadrent merveilleusement bien avec l’esprit
de développement socio-économique et solidaire à base de la
valorisation de l’amandier, donc de la valorisation des producteurs, du
produits, de ses dérivés, en faisant un bon facteur de développement
socio-économique d’une ville qui n’a que trop longtemps vécue dans la
marginalisation et dans d’enclavement.
Des intervenants de marque sont attendus pour participer à l’animation
des différentes conférences et sujets du séminaire. A signaler la
participation de Nizar Baraka, Ministre Chargé des Affaires Economiques
et Générales avec une conférence sur l’Economie Sociale. Le séminaire
du Ministère de l’Agriculture sur l’Amandier, se déroule en présence et
avec la participation de Aziz Akhannouch, qui présidera la cérémonie
officielle, en tant que Ministre de l’Agriculture et des Pêches, mais
également sous la casquette de président du Conseil régional du Souss
Massa Draâ, le tout bien assorti d’une bonne dose d’enfant du terroir.
A signaler également des interventions données par des étrangers dont
notamment celle M. Piero Sadro, président de la Fondation Slow Food
pour la Biodiversité, avec comme sujet : « la stratégie de Slow Food en
faveur des petites productions locales et sauvegarde de la biodiversité
». L’INRA ( Institut National de la Recherche Agricole) participe avec
le thème « Patrimoine génétique et valorisation de l’amandier). Quant à
l’IAV Hassan II, il traitera de la « Lutte conter les ennemis de
l’amandiers ». Côté participation artistique, à signaler la présence
des Gitans de Rajasthan, venus de l’Inde.
Bref, deux jours bien animés qui vont sortir Tafraout de sa routine
quotidienne, qui vont participer à sa valorisation et qui vont faire
découvrir à de nombreux participants et visiteurs l’autre visage du
Maroc profond ancré dans sa civilisation millénaire bien malaxé avec la
culture amazigh, la culture arabe, la culture musulmane, la culture
africaine. Les paysages montagneux fantastiques de Tafraout et de sa
région, vont fasciner plus d’un surtout cette année avec une belle
pluviométrie qui a fait renaître la région de ses cendres après bien
des années marqués par la sécheresse et la pénurie de l’eau. Longue vie
au Festival des Amandiers, qui doit s’inscrire dans une dynamique et
une approche de développement de proximité, faisant des amandiers, de
l’économie sociale et solidaire et de l’écotourisme, un bon vecteur de
développement socio-économique local.
Mohamed RIAL





































