Tafraout, au coeur de l'Anti-atlas

lundi 18 octobre 2010

أهلا وسهلا ومرحبا بملكنا الغالي محمد السادس بمدينة تافراوت

أهلا وسهلا ومرحبا بملكنا الغالي محمد السادس بمدينة تافراوت

18075115_p

بمناسبة قدوم صاحب الجلالة الملك محمد السادس نصره الله وأيده إلى مدينتنا تافراوت، لايسعنا إلا أن نعتز بهذه الزيارة الميمونة التي نتمنى أن تكون زيارة خير وبركة إن شاء الله على الجميع .و نتمنى أن تحرك الزيارة الميمونة لملكنا العزيزمحمد السادس ونتائجها المباركة نفوس مسؤولي المدينة، للعمل الجاد والصادق والمستمر

Posté par idianne à 19:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


samedi 20 mars 2010

اللقاء التواصلي الرابع للجمعيات و الفعاليات الإقتصادية بمنطقة سوس

نظمت مجلة التواصل الجمعوي يوم الاحد المنصرم 14 مارس 2010، اللقاء التواصلي الرابع للجمعيات و الفعاليات الإقتصادية بمنطقة سوس، شاركت فيه العديد من الجمعيات التنموية و الثقافية وكدلك عدد من الشخصيات الإقتصادية المعروفة بدعمها للعمل الجمعوي الجاد، وقد تميز اللقاء بإلقاء عروض مهمة من طرف د عبد الله غازي رئيس المجلس الإقليمي لتزنيت و الناشط الأمازيغي أحمد عصيد و عبد الله حيتوس عن المرصد الأمازيغي للحقوق و الحريات، تناولت جوانب مرتبطة بالتخطيط الإستراتيجي و بأهمية الوعي السياسي و الثقافي كمحرك أساسي لتثمين الدور الإقتصادي و الجمعوي لأهل سوس و استرجاع المكانة التاريخية و الإستراتيجية لسوس ضمن التقسيم الجهوي للمغرب، كما أثارت تساؤلات متعددة مرتبطة بالجهوية المرتقبة كمدخل أساسي لتقسيم السلطة و الثروة و القيم ولتحقيق دولة الديموقراطية والحقوق

وفي الختام تم تكريم مجموعة من الفعاليات المعروفة بدعمها للعمل الجمعوي الجاد كالحاج حسن أمزيل و أحمد اسطايب و بلعيد الرايس و العربي موصليح و محمد معزوزي.

وتجدر الإشارة ان هدا اللقاء تم تنظيمه بشراكة مع جمعية أيت منصور و جمعية تامالوكت

منسق المجلة : الحسين الإحسيني


كما خلدت مجلة التواصل الجمعوي في نفس اليوم 14/03/2010 و بشراكة مع جمعية أفياد إداكنيضيف و جمعية شباب أفلا إغير، موسم إدرنان، و هو من العادات الأمازيغية العريقةبجبال الأطلس الصغير لها ارتباط بالإحتفال بالسنة الأمازيغية وهي عادة دات بعد تواصلي وتضامني بين القبائل الأمازيغية

وقد أحيت هدا الحفل الأمازيغي الدي حضرته جماهير غفيرة، مجموعة من الفرق الغنائية كمجموعة لجواد إمازيغن والرايس حماد أوطالب و مجموعة نجوم أيت بعمران و أحواش إندوزال و أحواش تزنيت كما حضرته عدة فعاليات ثقافية و فنية وعدد من الوجوه الغنائية المعروفة وبالموازاة تم تنظيم معرض للصور لعرض منجزات الجمعيات التنموية كجمعية أفياد و أيت منصور ومعرض للكتب و المنشورات الأمازيغية أشرفت عليه منظمة تاماينوت انفا، وفي الأخير تم تقديم وجبة إدرنان وتوزيع جوائز وشواهد تقديرية على الفنانين المشاركين.

منسق التواصل الجمعوي :الحسين الإحسيني

Posté par idianne à 23:39 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 17 novembre 2009

Tafraout envahie par des nuées de criquets pèlerins

Tafraout envahie par des nuées de criquets pèlerins


Les habitants de Tafraout ont été réveillés hier matin sur une invasion de criquets pèlerins. Il y en avait partout ! Sur les toits des maisons, dans les rues et sur les végétations des jardins publics...

Le vent du Sud (Chergui) et la température optimale (entre 20 et 22 °C), ont aidé ces orthoptères, implantés dans les régions sahariennes, à franchir les reliefs de la commune d’Ifrane, avant de parvenir à la plaine d’Imjjad, située à une dizaine de kilomètres de Tafraout à vol d’oiseau. Ce qui a facilité du coup, selon les habitants, leur voyage dans le sens du vent pour s’abattre au lever du jour sur la localité. L’examen de l’essaim en question, révèle qu’il est composé d’ailés solitaires. Longs de 6 à 7,5 cm, ces derniers sont de couleur jaune pâle, tachetée de beige et leurs yeux sont striés de traits de couleur paille.

A en croire des témoins interrogés par Libé, certaines zones de la province de Guelimim ont été infestées récemment par ces acridiens ravageurs des cultures. Et c’est de ces aires envahies que l’essaim repéré à Tafraout est parti, poussé par les vents forts en direction du nord-est de la région.
Contacté par nos soins, le Centre de lutte antiacridienne d’Aït Melloul s’est complu dans un silence pour le moins injustifiable. Une véritable ‘‘omerta’’ en quelque sorte. La standardiste a rechigné à nous mettre en liaison avec la direction. Même le responsable du service compétent que nous avons joint via son téléphone portable s’est refusé à nous fournir la moindre explication, arguant que cela lui a été interdit par sa hiérarchie! Le Centre sur le Net est aussi muet sur les invasions de criquets pèlerins dans ces régions. Ceci, alors que la situation acridienne en Mauritanie est de plus en plus inquiétante. Les nouvelles pluies qui se sont abattues sur les zones de reproduction des criquets dans ce pays, constituent un facteur encourageant à la prolifération de ce fléau. Les dernières nouvelles parlent d’un imminent passage des criquets en phase de regroupement qui ont élu domicile au nord de ce pays.

Sce:LIBERATION
Par: M IDRISS OUCHAGOUR
Mardi 17 Novembre 2009

Posté par idianne à 15:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 16 novembre 2009

“Le développement du tourisme à Tafraout est l'affaire de tous”

Interview avec Chantal Guyot, consultante au cabinet de conseil en tourisme rural Ter' Avenir d'Isère
“Le développement du tourisme à Tafraout est l'affaire de tous”

Le Conseil régional de Souss-Massa-Drâa et le Conseil général de l'Isère en France ont conclu, en juin 2008, un accord de coopération décentralisée dans le domaine du tourisme. Lequel accord porte sur un accompagnement en matière de conseil et d'études pour établir des diagnostics et recommandations en vue de la mise en place d'un plan d'action visant la création d'un Pays d'accueil
touristique (PAT) dans la région de Tafraout.

Chantal Guyot, responsable du cabinet de Conseil Ter' Avenir, missionné par le Conseil général de la région d'Isère dans le but de l'élaboration d'un plan d'action pour la mise en place dudit PAT nous présente une radioscopie de la situation.

Libé: Quelles sont les potentialités que vous avez recensées dans la région pour établir votre diagnostic de la situation du secteur touristique à Tafraout ?

Chantal Guyot : D'abord, le patrimoine naturel diversifié dont peut se targuer la région. Nous avons réalisé une petite enquête, en janvier et février, auprès d'un échantillon de deux cents touristes. Ceux-ci trouvent sans conteste que les paysages de Tafraout sont particulièrement grandioses et surprenants. Les montagnes du granit rose qui ceinturent la ville lui confèrent un paysage époustouflant, presque unique au monde. Pas très loin, la nature nous offre l'une des plus belles vallées de l'Anti-Atlas : la vallée des Amelnes, au pied du Djebel Elkest. Cette dernière, d'ailleurs, présente un lieu idéal pour les activités de la randonnée, de l'escalade et de vol en parapente.

A Aït Mansour, vous avez une admirable oasis qui longe les gorges forgées par les crues de l'oued dont le lit est encaissé entre ses excentriques montagnes, jusqu'à Aflla Ighir, pour offrir une merveilleuse boucle de balade. La région peut se vanter aussi de son patrimoine architectural; une curiosité qui suscite l'attention des admirateurs du bâti traditionnel. Les villages foisonnent encore de vieilles maisons montrant des aspects de constructions impressionnants mettant en exergue le savoir-faire des aïeux. D'autres gardent toujours leurs forteresses (Iguidars), témoignant d'un mode d'organisation tribal d'antan, ainsi que des anciennes medersa (écoles religieuses). Vous avez aussi ces réseaux séculiers d'irrigation encore jalousement préservés dans la vallée des Amelnes et Aït Mansour. Ils renseignent sur les pratiques ingénieuses de gestion des réserves d'eau et leur exploitation en tant que richesse collective rare.

Tout cela peut se substituer en lieux d'intérêts touristiques. Sans oublier aussi ces sites préhistoriques qui abritent des centaines de gravures rupestres à travers Oukkas, Tazkka, Timertmat… Vous avez d'autre part un artisanat riche et des produits du terroir en abondance traités par des coopératives locales: babouches locales (Tamnayt), vannerie, huile d'argan, amandes… en l'occurrence. Un atout qu'on doit au patrimoine humain existant qui a su générer et gérer un savoir-faire séculaire. Bref, de quoi élaborer un produit touristique capable d'attirer une clientèle aussi bien nationale qu'étrangère et s'imposer comme destination incontournable dans l'arrière-pays d'Agadir.

Tafraout attire certes les touristes, sauf qu'on constate que le secteur tarde à décoller vraiment !

Là vous touchez les difficultés qui empêchent le développement réel de la destination. C'est vrai que même avec tous ces atouts précités, cela ne suffit pas pour avoir des touristes. Encore faut-il promouvoir ces atouts. En effet, le premier constat négatif que relève notre investigation, l’absence d'information touristique. Tafraout fonctionne jusque-là comme une simple zone de transit, de passage touristique. Les touristes y viennent en excursion, pour passer au mieux une nuit. Alors que la région, grâce à ses richesses touristiques, peut retenir ses visiteurs plusieurs jours. Donc on ressent un manque flagrant d'information à même de convaincre les touristes à l'idée de prolonger leur séjour, puisqu'ils ne savent pas trop quoi faire à Tafraout. L'autre grand problème qui interfère, est celui de l'infrastructure routière. Je parle des routes entre Tiznit-Tafraout-Agadir (via Aït Baha). L'état de ce trajet ne milite pas sincèrement en faveur de la promotion touristique de la région.

Au niveau de l'offre locale, on a remarqué un manque manifeste de la mise en valeur des produits : Les accès à certains sites restent encore à aménager. Les gravures rupestres, par exemple, ne sont pas facilement accessibles par routes carrossables. Pis, elles ne sont pas protégées. Elles subissent au quotidien les conséquences d'actes de vandalisme infligés par les populations locales et de passage, qui ne sont pas du tout sensibilisées à leur valeur touristique historique. Dans les montagnes, les sentiers pratiqués pour le trekking, l'escalade, le parapente… ne sont pas, ou sont mal, balisés. Du côté du patrimoine architectural, on déplore que ce dernier s'éclipse doucement; ce pan-vestige fait d'anciennes constructions qui resiste encore aux outrages du temps, périclite peu à peu dans l'indifférence. Dans la ville, pour ce qui est des panneaux d’information, on enregistre une absence totale d’indications touristiques.

Les touristes, pour trouver certains sites, doivent se débrouiller comme ils peuvent. Un autre handicap, et non des moindres, le harcèlement des touristes par des rabatteurs et faux guides. C'est une nuisance qui fait fuir les touristes en leur gâchant leur séjour dans la ville. Ce fléau sape irrémédiablement le secteur. Les opérateurs nous ont beaucoup parlé de cela et de leurs plaintes qui sont restées sans suite auprès des autorités locales. On peut citer aussi l'impact négatif de l'émigration. Ces flux de partants ont vidé la région de ses forces juvéniles actives.

Les habitants qui y restent, sont pécuniairement sous perfusion de ce phénomène qui rapporte gros certes à la région. C'est pourquoi alors on assiste à une faiblesse d'initiative, de motivation pour travailler le tourisme. A cela s'ajoute aussi le manque patent de formation professionnelle chez les gens qui opèrent dans le domaine. On peut évoquer à titre indicatif, le secteur hôtelier qui en pâtit en premier lieu. Ce qui ne suit pas, il faut le souligner, sa forte offre diversifiée (hôtels classés, auberges, maisons d'hôtes…) qui aurait pu faire appel à des ressources humaines aux compétences requises. Il faut signaler aussi ce problème de pollution de l'environnement, fort compromettant pour l'esthétique des paysages. Donc c'est un grand défi, un énorme chantier, qui interpelle les opérateurs et les acteurs du secteur.

Concernant votre étude, où en est-on maintenant ?

Je peux vous dire que la grande étape est désormais réalisée. Le travail de diagnostic est d'une importance cruciale. Il permet d'avoir une grande visibilité sur le champ du travail. On sait maintenant ce que Tafraout possède comme produit et ce qui retient le démarrage du tourisme dans cette contrée. Un plan d'action nous attend donc; il sera bientôt disponible. Une sorte de feuille de route qui permettra d'aller plus loin… Une fois prêt, nous le soumettrons aux acteurs locaux concernés. Là, je suis persuadée que la situation actuelle du tourisme dans la région a besoin d'un travail de fond pour l'améliorer. Et cela ne peut être atteint si les acteurs locaux n'adhèrent pas tous à ce projet.

C'est vrai toutefois que c'est difficile de convaincre tout le monde quant à sa pertinence, tant que chacun tire la couverture à soi. Mais ces opérateurs bénéficiaires du projet doivent savoir qu'ils ont intérêt à s'organiser dans des structures associatives capables de fédérer leurs efforts et donner lieu à des synergies. Une fois ce stade franchi, on doit s'attaquer au reste. Il faut mieux peaufiner le produit et formaliser une bonne offre, le rendre accessible, savoir bien communiquer sur ce produit pour le vendre, améliorer l'accueil en éradiquant cette gangrène des faux guides et rabatteurs qui est en train de miner les efforts déjà consentis dans le domaine, préserver l'environnement, parier sur la clientèle individuelle qui s'avère être très prometteuse pour la région, tant les voyages organisés classiques ne profitent pas à tous …

Ce sont là, grosso modo, les grandes lignes de ce projet. Sans oublier qu'il faut trouver aussi, les financements nécessaires pour concrétiser ce plan, car cela ne sert à rien de faire des études et les ranger dans les tiroirs de l'oubli.

A lire les guides du Routard, Le Michelin, le Futé etc., ainsi que cette étude même menée par vous, on a un peu l'impression que ce sont les autres qui viennent faire un travail qui incombe au ministère, à la Fédération du tourisme, aux acteurs et opérateurs du secteur.

C'est vrai, c'est un peu cela !. Mais je peux vous dire comment ça s'est construit à la base en France. C'est un peu la même chose. Ce sont les gens du coin qui ont travaillé leurs régions. Cependant, que des étrangers viennent découvrir et fassent découvrir votre région, c'est une chance qu'il faut saisir. C'est vrai qu'ils ont leurs clientèles, leurs visions…. Toutefois, les expériences en la matière en France ont montré que si l'initiative vient d'en bas, elle réussit. Contrairement, si un tel travail est catapulté d'en haut, ce n'est pas évident que ça prenne.

Vous avez un exemple édifiant pas très loin de Tafraout, celui d'Imouzzar Idaoutanane. Le projet du PAT le concernant fignolé par le ministère, trouve du mal à se concrétiser. Et pour cause !. Les opérateurs et les acteurs locaux n'y sont pas tout simplement associés. Donc, c'est aux acteurs tafraoutis de s'organiser, de montrer ce qu'ils ont et ce qu'ils peuvent faire pour développer le tourisme dans leur région. C'est ainsi qu'ils parviendront à imposer leur destination dans les brochures et sites du ministère et autres organismes de promotion touristique.

On constate une montée en flèche des investissements dans le domaine de l'hôtellerie dans la région (hôtels, auberges, maisons d'hôtes, camping…), des structures d'accueil fortement consommatrices d'eau (douches, piscines, jardins…), alors que la région est connue pour ses déficits structurels en ressources hydriques. Qu’en pensez-vous?

C'est vrai. C'est une problématique que nous n'avons pas trop appréhendée. Cela nous renvoie à penser aux soucis du tourisme durable qui cherche à concilier les « tyranniques » exigences des objectifs économiques du développement touristique, et ce, sans compromettre les ressources indispensables à son existence. Le concept des PAT insiste aussi sur la préservation des ressources naturelles des populations locales. Et cela, à mon avis, doit commencer par la sensibilisation des voyageurs à cette question cruciale. Je pense que les touristes qui choisissent, pour voyager, de le faire dans le cadre d'un tourisme solidaire et rural, sont acquis à cette idée.

Et tant qu'on y est, je veux évoquer un autre aspect cette fois-ci d'atteinte à l'environnement. Ce n'est autre que la pollution de la nature; laquelle s'avère être doublement, une pollution visuelle. C'est désolant, on ne se gêne pas à s'improviser des décharges d'ordures un peu partout dans la nature. Et la décharge de la ville de Tafraout, située à son entrée, c'est le comble. On regrette en plus qu'un si joli paysage touristique soit voué ainsi aux gémonies des écœurantes émanations, des sacs en plastique enlaidissant les champs attenants, des fumées irrespirables …. Les collectivités locales, qui sont des acteurs touristiques primordiaux, sont interpellées par cet état de fait. On ne peut pas concevoir un développement touristique sans l'implication de l'action de ces entités institutionnelles. En France, elles sont très engagées dans ce sens et le résultat ne s'est pas fait attendre.

Sce: LIBERATION
ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR
Lundi 16 Novembre 2009

Posté par idianne à 16:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

dimanche 27 septembre 2009

Harcèlement des touristes à Tafraout : Quand le pacha s’épanche en promesses!

Décidément, les autorités locales de Tafraout rechignent à lutter contre le fléau du harcèlement des touristes dont pâtit la cité touristique.

Les manœuvres dont use le pacha de la ville à l’encontre des opérateurs touristiques qui mènent le mouvement de protestation contre ce phénomène, sont notoires. A entendre les opérateurs touristiques contactés, ceux-ci ne parlent plus que de promesses jamais tenues …

Des propos en l’air! En fait, depuis l’arrivée du responsable en question à la tête du pachalik, une cascade de réunions a eu lieu entre lui, les bazaristes, gérants d’hôtels, de restaurants et campings touristiques de la ville … Mais c’est toujours le même triste scénario de belles paroles qui se répète : «Il s’engage fermement à faire des rondes et appliquer la loi contre tous les accompagnateurs illégaux qui opèrent dans la ville.

Cependant une fois la réunion achevée, il ne donne plus signe de vie, comme si de rien n’était!», nous apprennent les opérateurs. Ces derniers confirment qu’ils ont beau téléphoner pour lui rappeler les engagements pris, il n’hésite pas à répondre encore sans sourciller avec de «faux empressements en assurant qu’il fera le nécessaire pour venir à bout de ces pratiques».

Des réclamations lui ont été aussi envoyées par une association opérant dans l’animation touristique. Mais le responsable préfère se calfeutrer dans un silence qui en dit long sur sa manière de gérer ce problème qui porte préjudice à la réputation touristique de la ville et compromet la qualité d’accueil réservée à ses visiteurs étrangers.

Un problème qui a justement refait surface ces derniers jours en raison de la petite embellie qu’ont connue les flux touristiques et qui coïncide avec le début de la haute saison touristique dans la région. Il suffit d’une balade dans la médina pour remarquer que les propriétaires de deux magasins de vente de tapis connus dans la ville pour s’adonner à ces pratiques, ont replacé leurs rabatteurs doublés de faux guides qu’ils ont pourvus de motos et bicyclettes dans différents points de la ville.

Ces bandes de hors-la-loi, payées avec commissions prélevées sur ventes aux clients «rabattus», sillonnent désormais à longueur de journée les venelles, places et parkings côtoyés par les touristes. Ils les traquent et les harcèlent sans relâche au détriment de la quiétude recherchée. Et au vu et au su de tous, étant sûrs d’être protégés par leurs «patrons» qui ont acquis la passivité des responsables. Et ce, au grand dam de la loi prévue en la matière.

L’on rappelle que l’accompagnement illégal des touristes est sanctionné par le Code pénal dont les dispositions réservent l’emprisonnement et une amende à toute personne usurpant la fonction d’accompagnateur de touristes. Les opérateurs touristiques tafraoutis se demandent pourquoi ce responsable refuse donc d’assainir le secteur et de chasser ces intrus affectant cette activité qui fait vivre pourtant une grande partie de la population. Tout en protestant contre l’application inégale de la loi. «A voir ce qui se fait dans les autres villes touristiques comme par exemple Marrakech où les brigades touristiques sévissent vigoureusement contre ce phénomène, on a l’impression que la loi dans ce bled ne vaut pas pour tous et pour toutes les régions du Royaume!», s’indigne le gérant d’un grand hôtel de la place.

Samedi 12 Septembre 2009
IDRISS OUCHAGOUR

Posté par idianne à 16:52 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Les chiens errants courent les rues à Tafraout

La prolifération des chiens de rue prend des proportions inquiétantes à Tafraout. On ne peut plus mettre pied dans un coin de la ville sans se faire surprendre par la présence frappante de hordes de ces indésirables compagnons.

On les croise dans les avenues où ils disputent le chemin aux passants, sur les places et jardins publics, près des cafés et restaurants… Au moment où d’autres meutes squattent même les devants des portails d’accès à certains établissements publics. Rien ne peut plus les arrêter lors de leurs «pérégrinations» à travers les différents coins de la ville ou essayer de les pourchasser des lieux ombragés où ils se prélassent.
Il faut dire qu’ils sont devenus ainsi maîtres des lieux et sèment la panique parmi les habitants qui se voient perturbés dans leur quiétude et liberté de circulation. «L’année dernière, mon enfant a piqué une peur bleue lorsqu’il a vu une meute de chiens errants se battre entre eux près de la porte de l’école; depuis, il n’ose plus y aller tout seul; je l’accompagne maintenant chaque matin et je retourne toujours le récupérer à la sortie», nous raconte Fatima, mère d’un élève en troisième année du primaire à l’école Mohammed V, que nous avons rencontrée près de cet établissement dont les portes sont prises d’assaut aux heures de sortie et de rentrée des élèves par leurs parents craignant pour leurs progénitures.

Les fidèles se rendant à l’aube à la mosquée, vivent mal la présence de ces cohortes près du marché municipal attenant à cet édifice religieux du centre ville. Pour Abdellatif .R, habitant d’Adad : «Comme tous les gens qui font la prière d’Alfajr, je suis contraint de me munir d’un gourdin en prévision d’éventuelles attaques des chiens qui s’attroupent dans les environs de la mosquée, car on ne peut pas contourner cet accès».

Outre ces nuisances qui empoisonnent la vie des habitants en les contraignant à la méfiance lors de leurs déplacements ainsi que leurs enfants, ces bêtes canines constituent aussi un danger potentiel pour la santé publique. Et ce, en raison de leurs présence massive dans les marchés de la médina où viandes, poulets et abats de bétails abattus sont exposés à même les étals. Ces chiens galeux et puants infestent ces lieux de nuées de mouches et puces qui les poursuivent. «Cela risque de favoriser facilement des contaminations », s’alarme un médecin de la ville. Les aboiements nocturnes de ces hordes n’en constituent pas moins une source de nuisances sonores dont se plaignent les habitants aussi bien dans le centre-ville que dans les quartiers périphériques.

Comme Douar Rja Fellah à titre indicatif, en raison de sa proximité des abattoirs de la ville. «Des attroupements énormes de chiens errants envahissent les alentours de cet édifice municipal. Pendant la nuit, il est impossible de fermer l’œil à cause de leurs cris bruyants qui ne cessent qu’au lever du soleil», se plaint Mahfoud, père de famille habitant de ce quartier. Si jusque-là aucun cas de rage n’est encore déclaré officiellement auprès des services sanitaires, les risques que cela arrive planent comme une épée de Damoclès sur les habitants. Pour la simple raison que ces chiens sans maîtres ne sont pas vaccinés contre la rage.

Il faut savoir que ce phénomène n’est pas l’apanage de Tafraout seulement qui n’est qu’un exemple révélateur d’un phénomène dont l’ampleur est plus grand qu’on ne peut l’imaginer. En fait, le pullulement effrénée de ces canidés touche toutes les villes de la province et en particulier ses campagnes et les villages des plus reculés. Les campagnes d’abattage de ces animaux se font rares, sinon carrément inexistantes dans la plupart des communes qui rechignent à budgétiser les dépenses afférentes à ces opérations. Les services compétents de ces nombreuses communes rurales que nous avons contactées n’ont pas pu fournir de statistiques se rapportant aux éliminations de ces bêtes nocives. Et même s’il y en a , elles sont loin d’être régulières.

D’où les ruptures constatées au niveau de la régulation requise des opérations d’éliminer ces canidés. Nous avons appris que, faute d’interventions de la part des services concernés, de guerre lasse, ce sont alors les habitants qui se chargent de la mission de se débarrasser de ces compagnons de trop par leurs propres moyens. Et avec ce que cela peut provoquer comme risques par la mauvaise manipulation de produits létaux procurés ou ces préparations empoisonnées à base de viandes ainsi que d’autres solutions traditionnelles toxiques pour leur extermination. Qui sont laissés par la suite en plein air à la portée de tous.
Une action concertée au niveau de tous les intervenants dans ces opérations pour l’élaboration d’un programme provincial de ramassage et d’élimination de ces animaux doit donc être entreprise. On doit respecter un calendrier régulier qui prend en considération les cycles d’accouplement et de reproduction de ces bêtes. Et de ce fait les périodes de recrudescence de la rage afin de mieux circonscrire ce fléau. Au lieu d’attendre les interpellations de la presse sur le sujet ou que des morsures de chiens enragés se déclarent parmi les populations pour qu’enfin les responsables sortent de leur léthargie, comme ils ont pris l’habitude de le faire.

Lundi 21 Septembre 2009
IDRISS OUCHAGOUR

Posté par idianne à 16:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 23 août 2009

Les mercantis font la loi à Tafraout : Les prix ne craignent pas les communiqués

C’est l’anarchie dans la ville en cette période estivale qui draine des milliers de visiteurs. En effet, devant une demande accrue des produits alimentaires provoquée par ces affluences, rien ne peut plus retenir l’avidité des commerçants pour les gains illicites. C’est dire qu’à leurs yeux, les acheteurs ne sont plus que synonymes de pigeons. Et «étriller tant qu’on peut ses clients», semble être la devise que se partagent cyniquement tous les marchands de la ville. C’est l’occasion d’opérer des majorations vertigineuses illégales. Aucun produit n’a échappé au diktat des vendeurs sans scrupule. A commencer par les légumes. Il suffit de faire une visite chez les marchands, aussi bien au centre-ville qu’au marché de légumes, pour s’en convaincre.

On s’aperçoit ainsi que la tomate est tarifiée à 8 dh, la pomme de terre (6 dh), les carottes (5 dh), les piments verts (8 dh). Item pour les fruits dont les prix ont outrageusement augmenté. Le raisin a atteint 16 dh le kilo, les pastèques et melons sont cédés respectivement à 7 et 8 dh le kilo. Des prix jugés exorbitants par les consommateurs comparativement à ceux pratiqués en cette même période au marché d’approvisionnement d’Inzegane. Les écarts dépassent largement les marges bénéficiaires réglementaires.

Sachant que le tarif d’un kilo de tomate n’y dépasse pas 3 dh, la pomme de terre (2 dh), les carottes (1,5 dh) et les piments verts (4 dh). Quant aux fruits, selon un marchand de gros du souk d’Inezgane d’où se ravitaillent les légumiers de la ville, le raisin, la pastèque et le melon sont cédés respectivement à 6,2 et 2,5 dh. S’agissant des viandes, la révision à la hausse concerne également les différentes variétés de ce produit très consommé dans la région en cette période en raison des moussems et échanges de visites familiales très fréquentes entre visiteurs et autres membres de leurs familles sur place.

Si donc la viande rouge (ovine et bovine) est vendue entre 70 et 75 dh le kilo, soit une augmentation de 10 à 15 dh par rapport aux tarifs normaux, le prix du poulet est par contre, excessivement cher, sachant qu’il est passé de 23 dh à 35 dh le kilo. Des hausses injustifiées eu égard à ceux pratiqués dans les différents souks avoisinants comme Idawsmlal et Aït Abdellah, où la viande de la même qualité est exposée sur les étals à 55 et 60 dh, au moment où la viande blanche y coûte entre 23 dh et 25 dh.

Autres produits dont les prix ont connu des augmentations insensées : le lait et certains produits dérivés. Notamment, le petit lait «Leben» et le lait caillé «Raib» prisés en été par les consommateurs. Le berlingot d’un litre de l’un ou l’autre de ces produits laitiers, a atteint 12 dh. Mais c’est surtout à la faveur de l’insuffisance des quantités distribuées par les sociétés dans la région (Centrale Laitière et Jaouda) par rapport à une subite demande «gargantuesque» en la matière, qui ont provoqué cet état de fait. Donnant ainsi libre cours aux marchands indélicats et gérants d’autres laiteries de même acabit d’écouler sous cap cette «rare marchandise», en proie ainsi aux spéculations des plus folles.

Le secteur des services n’a pas été épargné non plus par cette absurde spirale de renchérissements illicites. Particulièrement, celui du transport. Les voyageurs en provenance de Tiznit et Agadir à destination de Tafraout ont dû subir les «lubies» des plus déraisonnables des chauffeurs de taxis qui leur imposent des tarifs insensés. Comme nous le font savoir ces membres d’une famille tafraoutie qui ont dû, faute de places dans les moyens de transport, casquer à Tiznit 120 dh chacun. Ceci alors que le prix normal en vigueur est fixé à 37,50 dh. Les visiteurs et habitants sont indignés par ces comportements malhonnêtes.

On pointe du bout du doigt les autorités locales qui n’ont rien fait pour remettre de l’ordre en la demeure. «Nous dénonçons vivement l’incurie des autorités de la région face à ce désordre. Les prix flambent sans raison tant que l’offre est abondante; le rigoureux affichage des tarifs n’est pas respecté. Ce qui laisse croire que l’on est sciemment abandonnés pour se faire plumer par ces marchands malhonnête!», nous déclare, furieux, le président d’une association de développement locale.

En effet, selon nos sources, tout en étant en connaissance de cause, les autorités locales n’ont entrepris aucune action préventive pour pallier le manque de produits alimentaires en cette période estivale dans la région. Encore moins d’effectuer les contrôles pour barrer la route aux spéculateurs. Même les plaintes des citoyens lésés n’ont pas pu faire bouger le dispositif du service des fraudes. Pour preuve, ce consommateur qui nous a déclaré qu’il s’est fait payer un litre de Leben à 12 dh. Face à cet abus, il s’est plaint auprès du pacha de la ville, croyant que son acte de civisme allait mettre fin à cette hausse illicite. Mais qui, à sa grande surprise, découvrira tristement le lendemain, le marchand incriminé en train d’écouler tranquillement son petit lait au même prix.

Samedi 22 Août 2009
IDRISS OUCHAGOUR

Posté par idianne à 01:47 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 21 août 2009

الحاج بلعيد أرخ المقاومة السوسية للفرنسيين

أغنية «سوس الثانية» طالتها رقابة المحتل
إعداد - توفيق ناديري

في واحتها الصيفية تعود «المساء» إلى أرشيف الأغنية المغربية لتنبش في ذكرياتها، وتكشف بعضا من المستور في لحظة إنتاج هذه الأغاني، من خلال شهادات شعراء وملحنين ومطربين ومهتمين كانوا شاهدين على مرحلة الولادة، شهادات تحمل لحظات النشوى والإمتاع في الزمن الجميل للأغنية، وأخرى تحرك جراح البعض الذين يصرون على البوح للقارئ رغم جرأة البوح وألمه في بعض الأحيان.

لا يمكن الحـــــــــديث عـــــــن التراث الأمازيغي الأصيل دون الإتيان، بكثير من الاعتراف والتقدير، على ذكر الأغنية الأمازيغية المجسدة في الفنان الأمازيغي الكبير الحاج بلعيد، الذي يخصه الباحث الأمازيغي الشهير عمر أمرير ببحث جميل حول أغنية «سوس الثانية»، جاء فيه: «لقد شكلت فترة الحماية أحد الأحداث الكبرى التي شهدها المغرب، ورغم أن هذه الحماية وقعت في سنة 1912، فإنه بفضل المقاومة المسلحة لم تستطع القوات الفرنسية الوصول إلى منطقة سوس إلا سنة 1934، ومعنى هذا أن الأطلس الصغير بقي مستقلا، ولم يدخل تحت نفوذ الاستعمار المسعور إلا مع معركة «أيت عبد الله» التي قادها أشهر رجالات الأطلس الصغير عبد الله زاكور.
كل تلك الظروف، بما فيها من رسم معالم معركة «أيت عبد الله»، وكل تلك الأزمات استحضرها أشهر الفنانين وعميدهم، يومئذ، الحاج بلعيد.

في مجال الأغنية، ستشتهر لهذا الفنان أغنية كانت تعرف باسم قصيدة «سوس الثانية» أو أغنية «سوس الثانية»، لأن هناك قصة سوس الأولى أو أغنية سوس الأولى التي جرت أطوارها في أوائل القرن.

الذي يعنينا في هذا الصدد هو أن أغنية «سوس الثانية» التي كانت مشهورة يومئذ وإلى يومنا هذا، رغم أنها تبدو خاصة بحدث تاريخي انتهى منذ 34 أو 35 سنة، أي جيل كامل، ولكن طريقة إبداعها تعتبر نموذجا للفن الرفيع الذي يبقى صالحا ومتوارثا عبر الأجيال رغم انقضاء أحداثه الأصلية.

لكي نستوعب هذا الكلام، لا بد من العودة إلى التقابل والتوازي بين الحدث والأغنية، الحدث معركة «أيت عبد الله» والأغنية أغنية سوس الثانية، هذه الأغنية بحثت عنها في الجبال ونشرت منها بعض المقاطع في كتابي الأول «الشعر المغربي الأمازيغي» الذي طبع بدار الكتاب بالبيضاء، وجاءت في الصفحات التالية (151-152-153).
لفهم الأغنية في علاقتها بالحدث، يجب توضيح إطار وظروف وأسباب أدائها.

في أواخر العشرينيات، أي في عهد الحماية، تقدمت الجيوش الاستعمارية نحو سوس واستولت على سهوله، لكنها حينما تجاوزت تزنيت للدخول إلى الأطلس، صادفت مقاومة مسلحة شرسة تزعمها عبد الله زاكور، هذا الأخير قام بخطة عملية، إذ جمع حوله قبيلة أيت عبد الله، بعدما قوى جبهته الداخلية، وتحالف مع قبيلة «أمل» في تافراوت، ثم قبيلة أمانوز وتاسريرت و إدا أوسملال و تاهالا، وما إلى ذلك من القبائل.

لهذا خلق عبد الله زاكور مجالا تضاريسيا يصعب على الجيوش الفرنسية التوغل في مجاله، وهنا يجب أن نستحضر أن الحديث عن القوى الفرنسية هو حديث عن أقوى الجيوش في العالم آنذاك، وإذا حاولنا – بالإضافة إلى هذا – التذكير بمحاولة فرنسا تطويق الأطلس الصغير وفصله عن الصحراء، سنعرف قيمة قصيدة سوس الثانية التي تشير أو توحي بمنطق «انقلب السحر على الساحر»، لأن عبد الله زاكور الذي وعى ضرورة التوحد مع القبائل الصحراوية وجد في تقدم الجيوش الفرنسية نحو الجنوب فرصة لتعاون وثيق بينه وبين المناطق الصحراوية المغربية، ومنها تسلل بمساعدة الصحراويين للحصول على الأسلحة من الجيوش الفرنسية، وذلك بهجومات خاطفة في مناطق استراتيجية لم يفلت منها ولو جندي واحد يرابط هناك رفقة سلاحه أو آلاته، هذه الخدعة الحربية التي كان يعتمد عليها عبد الله زاكور من بين أسرار صموده في وجه المستعمر بسلاح المستعمر نفسه، فكلما تقدم الفرنسيون جنوبا، كلما زادت فرص زاكور هو ومساعدوه في اغتنام الأسلحة والشاحنات.

هذه الملاحم التي قادها عبد الله زاكور في الأطلس الصغير، استحضرها الشاعر المغني الحاج بلعيد إلى أن تم احتلال سوس بعد معركة «أيت عبد الله» سنة 1934، بعد ذلك ظهرت الأغنية التي نحن بصدد الوقوف عندها اليوم:
وكانت بدايتها: أنَّاج كو عبد الله»

وهذا يعني: لننتقل من قصص أخبار معارك عبد الله إلى موضوع آخر.. هذا يعني أن ما وصلنا من الأغنية على طولها، إذ تبلغ 41 بيتا، مبتور أصلا، وهنا نفترض أن الرقابة حذفت أبياتا عن وصف المعركة، وأسماء القبائل وأبطالها، لأن الاحتفاظ بهذه الأبيات يعني أنها وصمة عار، فكان طبيعيا أن تنال منها الرقابة.

والخلاصة أن ما سمي بقصيدة «سوس الثانية» كما وصلتنا اليوم في أصلها، تنقسم إلى قسم كبير، وهو القسم المفترض أنه المحذوف والمبتور، وكان خاصا بوصف معركة «أيت عبد الله» وبطولة القبائل المتحالفة مع عبد الله زاكور، لحساسية الموضوع، وبقي قسم ثان وصل إلينا، والذي يضم أربعين بيتا تبتدئ بـ «أنا كو عبد الله»، أي نتنقل من أخبار الزعيم عبد الله ونتكلم عن كبار القبائل.

ولتوضيح ذلك، نتأمل الأبيات الشعرية الأمازيغية التالية، ونحاول شرحها:
القايد أجرّار علسلامتك غ إيماون نْمَدَّنْ يوسي أُوجرار لهم غار أو حدود إكابل تن إك العَفيت غْ أو فوس إثر بارودغ أو زلماظ نس إيرار سرف العاقل أوَرْ إيميل يا كي حركنت».

ويقصد البيت الأول القايد الجيراري المنتمي إلى قبيلة تعربت المتواجدة بنواحي تيزنيت، يقول له الحاج بلعيد: «على سلامتك» من الادعاءات المغرضة، وأن القايد الجيراري تحمل المسؤولية وحده في ما يفعل وواجه المسؤولية بوعي، وضع النار في يده اليمنى ووضع البارود في يده اليسرى،خوفا من تماسهما وأي انفجارهما.
هذه الأبيات الشعرية رمزية يفهم منها الوضع الجديد لدخول المستعمر إلى سوس وكيف كان القايد الجيراري خبيرا في التحكم في الأمور رغم صعوبتها، فالنار في يمينه والبارود في يساره، أي أن القوات الغازية من جهة، والقبائل السوسية في جهة مواجهة. فإذا لم يكن هناك رجل حكيم كالجيراري فستكون الكارثة.

المساء
20.08.2009

Posté par idianne à 11:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

التجارة وصورة الأمازيغي في المخيال الاجتماعي المغربي

سر تفضيل مهنة العرض والطلب
«التجارة مهنة الأمازيغيين بامتياز» عبارة ألف أن يسمعها المواطن المغربي مرات عديدة، وربما تكرارها يؤكد مدى مطابقتها للواقع إلى درجة أصبحت معها أقرب إلى حقيقة أغلب المغاربة على علم بها بحيث يراها الجميع في المدن الصغرى كما في المدن الكبرى، ورغم ذلك، فهذه الحقيقة إن صح التعبير تنطبق فقط على بعض المناطق دون أخرى، والأمازيغ أنفسهم يدركون ذلك على اعتبار أن ممارستهم لمهنة التجارة تكاد تكون ملفتة للانتباه في منطقتي الرباط ـ الدار البيضاء، والأمر هنا يتعلق بالأمازيغ الذين هم من أصول سوسية وخاصة منهم القادمين من مناطق جبلية ونائية من أهل الجنوب، فلا يكاد حي أو شارع يخلو من بقال، أو صاحب دكان في زاوية من زوايا المدينتين.

والذي يسترعي التوقف والتأمل كذلك هو توارثهم ونقل هذه المهنة من جيل لآخر حتى في بلاد المهجر، خصوصا في أوربا الغربية، حيث يتمركز معظم الأمازيغ المهاجرين.
وبهذا يحق لأي كان التساؤل عن هذا العشق الذي يكنه الإنسان الأمازيغي لهذه الحرفة أو ما يسمونه أهل المغرب ب»الحنطة»، فهل المسألة عرضية؟ وهل اعتبار التجارة بالمغرب مهنة الأمازيغ فقط يدخل ضمن الكليشهات والصور النمطية؟ ولماذا تركز معظم التجار من أصول سوسية في منطقتي الدار البيضاء ـ الرباط؟

العمل المفضل
يفسر الكثيرون امتهان الامازيغ وتعاطيهم بشكل ملفت للنظر للتجارة، بكونها مهنتهم المفضلة التي تدر عليهم الأرباح وتحقق لهم الحرية ويضيفون إلى ذلك المعنى الذي يعطونه للأمازيغي على اعتبار أن هذا المعنى يدل على الإنسان الحر في التصرف والسلوك. لكن هناك من يرى عكس ذلك.

وفي موضوع علاقة الأمازيغ بالتجارة يتميز حسن وهو شاب لم يتجاوز العشرينيات من عمره وأصله من الجنوب المغربي ومهنته بقال رغم ذلك بنظرة مخالفة لما هو سائد حيث أكد أن الانقطاع عن الدراسة في المراحل الأولى من العمر هو سبب تعاطي الأمازيغ للتجارة وأضاف أن الاحتكاك ومعرفة قيمة المال في وقت مبكر، يولدان لديهم رغبة ملحة في الحصول عليه و بأسرع وقت ممكن.

وهذه المهنة في نظره تتطلب من صاحبها الحزم، والجد، والمثابرة والصبر معتبرا التجارة عملا شاقا، «فأحيانا لا أنام إلا ساعات معدودة جدا، ووقت العمل طويل « هكذا أوضح وابتسامة ترتسم على محياه. وتوقف لحظة عن الكلام، ربما ليرتب الأفكار التي تأتيه ثم استرسل في الحديث وقال: «شيء آخر يميز الأمازيغ عن غيرهم هو مسألة التعامل مع الناس والابتسامة التي يلاقونهم بها وميلهم إلى المهادنة والتعاون وتجنب الخصومات، بل والأدهى من ذلك فبعض تجار الأحياء هم دائما على علم بأسرار الناس ومطلعون على دقائق أمورهم، ولأمانتهم وكتمانهم السر يستشيرونهم في أمورهم «.

لماذا الرباط والدار البيضاء؟
وكما سبقت الإشارة إلى ذلك فتمركز الأمازيغ في منطقتي الدار البيضاء ـ الرباط بالتحديد لممارسة هذه المهنة شيء يستدعي الانتباه والتساؤل في الآن نفسه ويستدعي معرفة أسباب تفضيلهم لهذه المنطقه رغم وجود مناطق أخرى لا تختلف كثيرا عنها.

«اعتقد أن محور الرباط ـ الدار البيضاء هو مركز وقطب صناعي مهم أضف إلى ذلك الكتلة البشرية الهائلة الموجودة في هاتين المنطقتين» هذا هو التفسيرالذي أعطاه مبارك الشاب البالغ سبعة وعشرين عاما، ويشدد في كلامه على أن معدل الاستهلاك في محور الرباط الدارالبيضاء مرتفع جدا والمستوى المعيشي مكلف مقارنة بمناطق أخرى تكون فيها القدرة الشرائية محدودة جدا.

بالإضافة إلى ذلك فإن مدينتي الدار البيضاء والرباط شهدتا في السنوات التي تلت الاستقلال هجرات من مختلف المناطق، ويعتبر هذا الخليط السكاني المتنوع حافزا للاستثمار والتجارة.

«محماد» البقال
وصلة بالموضوع نفسه فقد كانت الصورة النمطية المنتشرة والملتصقة بالإنسان الأمازيغي تختزل في «محماد « ذلك البائع الذي ينطق كلمة بالعربية وعشرة بالأمازيغية، ومرتبطة في المتخيل الجمعي بالبخل والتقوقع على الذات، فالأمازيغي لا يتزوج إلا أمازيغية إلى درجة أن هناك خوفا من الآخر وحذرا وهذا ما يسميه علماء الاجتماع بالفوبيا. لكن الآن تغيّرت الصورة تماما، والمتأمل في أصحاب بعض الشركات الكبرى سيخرج بخلاصة مفادها أن معظمهم كانوا بسطاء فأصبحوا اليوم من كبار التجار والمستثمرين. «الأمثلة كثيرة جدا خذ مثلا مجموعات أكوا، يينا، أطلس... » يقول أيوب 23 سنة. وبما أن الشيء بالشيء يذكر كما يقال، ففي كل صيف يتشوق هؤلاء التجار لزيارة ما يسمى عندهم «تمازيرت» وتعني البلد الأصل، حيث ولدوا وعاشوا حينا من الدهر، ففي هذا الوقت من كل سنة تنتعش أسواق قرى ومدن الجنوب، ومن يزور تيزنيت أو تافراوت أو أيداوسملال في عزها هذه الأيام فإنه سيقف عند حجم الرواج التجاري الذي تشهده هذه المناطق في هذا الوقت من كل سنة.

محمد أسعدي (صحفي متدرب)
12.08.2009 AL ALAM

Posté par idianne à 10:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 17 août 2009

Entretien avec El Houcine Al Ihssayni, président de l'Association du Festival Tifawine de Tafraout

«Nous ferons de Tifawine un réceptacle mondial des arts ruraux»


Libé: Voulez-vous nous donner un aperçu sur la nouvelle édition du Festival Tifawine?

El Houcine Al Ihssayni : Il faut dire que la quatrième édition du Festival Tifawine s'inscrit dans la continuité et la volonté du renforcement de l'identité tracée par les initiateurs de la manifestation depuis sa création. Une identité qui met en exergue, par excellence, le thème de la ruralité. Nous l'avons choisi dès le lancement de ce projet, dans le but de permettre la création d'une interaction culturelle fructueuse entre les différentes régions rurales du pays. Il suffit, pour s'en rendre compte, de survoler le programme élaboré pour cette nouvelle édition.

Vous verrez que le Festival met à l'honneur manifestement l'Ahwach, comme art intrinsèquement lié à l'espace rural, dans toutes ses variétés régionales. On note la présence de l'Ahwach de warzazate, de Zagoura, celui de Bani de Tata, l'Ahyyad d'Aît Mimoun, l'Ahwach d'Imintanout, l'Ahidouss de Taza, celui de Klaat Mgouna, Lgadra de Goulmim, Ismgan de Oulad Jerrar, etc jusqu'à l'Ahwach des femmes de Tafraout. A travers cela, c'est en fait toutes les richesses patrimoniales rurales en la matière, que nous voulons explorer et les faire découvrir aux générations montantes qui ignorent ou méconnaissent ce trésor enfoui sous les décombres de l'histoire.

Dans le programme proposé cette année, on constate effectivement une présence manifeste et accrue des Ahwachs. Ne craignez-vous pas de susciter chez le public une certaine indigestion ?

Effectivement, 75% de notre plateau artistique comporte l'Ahwach des diverses régions. Mais, bien au contraire, je veux vous avouer que Tifawine a une ambition plus grande dans ce sens ; puisque nous comptons dans les prochaines éditions faire de notre Festival un lieu de rencontre par excellence des chants ruraux étrangers aussi. Nous allons ainsi inviter des créativités rurales en la matière de par le monde. Mais, parallèlement, cela ne nous a pas empêchés de proposer par ailleurs les prestations des chanteurs et artistes berbères, lesquels ont modernisé le registre musical berbère et sont appréciés notamment des jeunes. C'est en fait pour créer un plateau artistique, harmonieux et varié qui allie l'aspect traditionnel rural et contemporain de la chanson et musique amazighe, afin de mieux embrasser ces deux riches facettes de ce patrimoine inestimable, qui a besoin justement d'une continuelle exploration pour assurer sa pérennité.

Par contre, je pense que le public apprécier acela. Car la plupart des gens qui viennent pour le Festival font partie de la diaspora tafraoutie vivant dans les grandes villes et à l'étranger. Une communauté donc qui entretient des liens solides avec Tamazirt (le bled) malgré son éloignement, mais dont les générations nouvelles continuent de « se chercher » dans une quête de racines à travers ces retours répétés vers la région, étant assoiffées de la découverte des racines et de la culture locales.

Le programme Méga, tant décrié par les détracteurs de cette prestation qualifiée de « mégalomanie », a jeté cette fois-ci son dévolu sur le thé marocain. Pourquoi pas un produit du terroir comme auparavant ?

D'abord, je dois avouer que notre prestation Méga a eu un retentissant écho auprès des visiteurs du Festival et de toute la région. Dans la mesure où cette manifestation a pu faire connaître au public les produits locaux phare de la région. Comme par exemple au niveau culinaire, le Méga Lbssis ou artisanal par la confection de la plus grande babouche locale (Adoukou) ou artistique par l'organisation du Méga Ahwach. Le principe est ainsi de présenter au grand public un produit ou mets à grande dimension pour impressionner et susciter sa curiosité.

Le choix du thé lors de cette édition, relève de notre volonté de lever le voile sur les aspects cérémoniaux qui accompagnent la préparation traditionnelle locale de ce breuvage et le rôle qu'il a joué et continue de jouer dans le sens de la consolidation des liens sociaux (notamment à travers cette ancestrale tradition de Skar) entre les jeunes des différents sexes et sa place de choix comme emblème du séculaire accueil dans les rapports entre les différentes tribus de la région. La préparation localement du thé est soumise à un rituel et une méthode spécifiques dont le secret est tenu par seuls quelques fins connaisseurs de la région. C'est également ce que nous voulons faire savoir aux gens. Pour cela notre programme comporte une compétition en la matière dont la meilleure préparation est récompensée.

Les activités « off » commencent à devenir le parent pauvre du Festival à tel point que certains se sont permis de réduire cette manifestation à un simple rendez-vous pour distraire les gens par «Chtih Ourdih » ?

Si vous entendez par ces termes leur acception positive, à savoir l'aspect qui vise à créer de l'animation pour détendre les estivants affluant en cette période à la région, je pense que le festival offre bien une programmation adéquate dans ce sens. Par contre, je peux vous assurer que la manifestation tient à assurer également un ensemble d’activités off. En concevant des espaces de rencontres culturelles, théâtrales, sociales, sportives, etc. Il faut dire que notre programmation tient à maintenir un équilibre entre ces différents produits culturels.

Mais où sont passés le Festival du cinéma rural et les Universités rurales de Mohamed Khair Eddine dont la tenue a été lancée en grande pompe lors de la précédente édition?

Le Festival se tient une fois par an. Le reste du temps, c'est le vide ambiant. Tout le monde attend alors la prochaine édition pour avoir de l'animation culturelle dans la région. C'est pour cela que nous avons pensé à conférer à son action une certaine continuité en proposant l'organisation de rencontres culturelles tout au long de l’année afin de combler ce vide. Nous avons alors promis la tenue du Festival du cinéma rural au printemps et les Universités rurales de M. Khair Eddine en hiver. Certes, cela n'a pas eu lieu. Il faut avouer que le ambition est plus grande que le budget disponible.

Notre obstacle reste le manque de moyens financiers. Mais nous promettons de faire prochainement en sorte que ces activités puissent voir le jour, surtout que pour les Universités rurales de Mohamed Khair Eddine, nous avons déjà commencé l'élaboration de son canevas depuis bien longtemps. Nous allons très prochainement lancer la date de sa tenue. Les Universités de Khair Eddine permettront l'exploitation de ce thème de la ruralité par les milieux universitaires, académiques et le tissu associatif local. C'est le but visé entre autres.

Beaucoup d'espoir est placé dans le Festival en tant que catalyseur pour l'amélioration des infrastructures, l'offre sanitaire, etc. Mais jusque-là, cela n'a pas eu lieu !

Le Festival n'est pas responsable de la détérioration des infrastructures locales. Mais on s'accorde à dire qu'il aurait pu inciter les décideurs à penser améliorer l'état des routes, offrir de meilleurs services sanitaires etc. Et ce, en mettant les responsables devant le fait accompli, puisqu'ils doivent bouger dans ce sens pour permettre à la région d'accueillir des milliers de visiteurs que le Festival attire dans de meilleures conditions. L'exemple de la route d'Amelne illustre bien ce triste constat d'abandon des infrastructures routières de la région. L'autre cas est l'hôpital de la ville, qui n'assure toujours pas plus que les prestations d'un dispensaire digne d'un village rural.

Tifawine est un important produit d'appel qui réussit à attirer des flux de touristes et investisseurs pour la découverte de la région. Car, nous avions dès le début, la conviction que le développement rural doit passer d'abord par celui de la culture locale. C'est un tremplin incontournable pour la réussite du défi de développement local. Le Festival a donc bien joué son rôle. La balle est désormais dans le camp des responsables et des associations locales qui doivent réagir pour assurer l'accompagnement nécessaire.

Un dernier mot sur le budget de Tifawine cette année !

C'est triste à révéler : il y a une nette régression des apports financiers de la part de nos sponsors. Globalement, nous constatons une diminution de 30% de notre budget actuel par rapport à celui de notre édition précédente. Cela est dû principalement à la crise économique et financière qui a touché le monde entier et dont les répercussions se sont fait sentir au niveau national et local. A cela s'ajoute aussi le fait que l'un de nos principaux partenaires, en l’occurence l’IRCAM, a baissé substantiellement sa contribution lors de cette édition pour des raisons que nous ignorons.

Sce: Libération
Jeudi 06 Août 2009
ENTRETIEN REALISE PAR IDRISS OUCHAGOUR

Posté par idianne à 21:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]