Tafraout, au coeur de l'Anti-atlas

Azul à toutes et à tous! Bienvenue dans mon blog Tafraout qui vous permet de découvrir notre ville Tafraout et ses régions et notre Culture et traditions Tamazight. E-mail: idianne.asso.ma@gmail.com

samedi 7 mars 2009

ثلاث قبائل بتزنيت تحتج على أملاكها الغابوية

ثلاث قبائل بتزنيت تحتج على أملاكها الغابوية

هددت ثلاث قبائل تابعة لقيادة تيغيرت بإقليم تزنيت, وهي قبائل إدبنيران و آيت كرمون و آ يت همان, بالدخول في أشكال احتجاجية محلية لمنع إدارة المياه و الغابات من تحديد ألأراضي الخاصة بها, بعد القرار الذي أصدرته بهذا الصدد, و قالت العديد من الجمعيات المحلية في بيانها الذي اصدرته في وقت سابق " إن المياه و الغابات وبعض المنتخبين مارسوا سياسة التضليل ضد السكان"

وأضاف المتضررون أنهم يعتزمون تنظيم وقفة إحتجاجية صبيحة الجمعة أمام قيادة تيغيرت بدعم من الفعاليات الحقوقية و الجمعوية المحلية, ودلك لأنه "في الوقت الذي ننتظر فيه من الدولة التدخل لوقف معاناة سكان هده الجبال من الجفاف و الفقر و العزلة و التهميش, نفاجأ بقرار إدارة المياه و الغابات تحفيظ أراضي تحت مسمى الملك الغابوي, دون احترام المسطرة القانونية المعمول بها في مثل هده الحالات و إشعار السكان بدلك, و إشراكهم في الاجتماعات الخاصة بالموضوع حتى يتسنى لهم تقديم المستندات و الحجج التي تثبت حقوقهم داخل ألآجال القانونية", مضيفين, في الشكاية الموجهة إلى عدد من الجهات الوصية محليا و إقليميا, أن الأرض المطلوب تحديدها لم تكن أرض خلاء بدون مالك, كما أن السكان يتوفرون على جميع الرسوم و المستندات التي تعود إلى مئات السنين تثبت ملكيتهم, وهي وثائق استعمارية ما زال العمل بها إلى غاية اليوم, مند سنوات 1916 و 1917 و 1925

و اعتبر السكان المتضررون أن عدم تسجيل السكان لأراضيهم في سجلات المحافظة العقارية "لا يبرر انتزاع الدولة لها على اعتبار أن عملية التحفيظ تتطلب مبالغ مالية كبيرة لا طاقة للسكان بها في ظل الظروف الاجتماعية و الاقتصادية التي يعيشون فيها". وهي الظروف التي دفعت الكثير منهم إلى الهجرة داخل و خارج الوطن, و اعتبروا سياسة نزع الأراضي بهده الطريقة خرقا سافرا لحق الملكية المحمي دستوريا, و المصون بمقتضى الإعلان العالمي لحقوق الإنسان الذي ينص في مادته 14 "على أن لكل شخص حق التملك بمفرده أو بالاشتراك مع غيره وعلى عدم جواز تجريده من ملكه تعسفا"

محمد الشيخ

جريدة المساء

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mardi 3 mars 2009

Tafraout - Festival des Amandiers : 1ère édition

 

Tafraout - Festival des Amandiers : 1ère édition

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La ville de Tafraout va enfin avoir son propre festival qui cadre merveilleusement avec son environnement naturel, sa production connue des amandes et qui valoriser ses grandes potentialités touristiques et pousser dans le bon sens désenclavement. L’Association Louz du Festival des Amandiers de Tafraout, le Ministère de l’Agriculture et des Pêches Maritimes et la Région Souss Massa Draâ, en partenariat avec la Commune de Tafraout et le Réseau Marocain de l’Economie Sociale et Solidaire ( REMSS), organisent les 27 et 28 février courant, la première édition du festival des Amandiers.

Ce rendez-vous attendu, à la fois économique, culturel et artistique est l’occasion pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire et le grand public de se rencontrer et de partager des expériences au tour d’un terroir qui offre de nombreuses perspectives de développement économique et social. Conférences, séminaires, actions de terrain, débats et soirées spectacle sont au programme de cette première édition du Festival des Amandiers. Un festival qui doit s’inscrire dans la durabilité et qui doit figurer en bonne place dans le calendrier de l’animation culturelle, touristique et artistique, soutenu par le Conseil régional du Souss Massa Draâ.

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Au-delà de l’aspect festif du festival, le programme de la première édition s’annonce bien riche et bien intéressant. Des plantations des amandiers et de la distribution de matériel agricole à la conférence sur l’Economie Sociale, en passant le séminaire du REMESS, ou les Perspectives d’une coopération décentralisée pour la structuration et la promotion de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) dans la RSMD, le choix des sujets et thèmes cadrent merveilleusement bien avec l’esprit de développement socio-économique et solidaire à base de la valorisation de l’amandier, donc de la valorisation des producteurs, du produits, de ses dérivés, en faisant un bon facteur de développement socio-économique d’une ville qui n’a que trop longtemps vécue dans la marginalisation et dans d’enclavement.

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Des intervenants de marque sont attendus pour participer à l’animation des différentes conférences et sujets du séminaire. A signaler la participation de Nizar Baraka, Ministre Chargé des Affaires Economiques et Générales avec une conférence sur l’Economie Sociale. Le séminaire du Ministère de l’Agriculture sur l’Amandier, se déroule en présence et avec la participation de Aziz Akhannouch, qui présidera la cérémonie officielle, en tant que Ministre de l’Agriculture et des Pêches, mais également sous la casquette de président du Conseil régional du Souss Massa Draâ, le tout bien assorti d’une bonne dose d’enfant du terroir.

A signaler également des interventions données par des étrangers dont notamment celle M. Piero Sadro, président de la Fondation Slow Food pour la Biodiversité, avec comme sujet : « la stratégie de Slow Food en faveur des petites productions locales et sauvegarde de la biodiversité ». L’INRA ( Institut National de la Recherche Agricole) participe avec le thème « Patrimoine génétique et valorisation de l’amandier). Quant à l’IAV Hassan II, il traitera de la « Lutte conter les ennemis de l’amandiers ». Côté participation artistique, à signaler la présence des Gitans de Rajasthan, venus de l’Inde.

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Bref, deux jours bien animés qui vont sortir Tafraout de sa routine quotidienne, qui vont participer à sa valorisation et qui vont faire découvrir à de nombreux participants et visiteurs l’autre visage du Maroc profond ancré dans sa civilisation millénaire bien malaxé avec la culture amazigh, la culture arabe, la culture musulmane, la culture africaine. Les paysages montagneux fantastiques de Tafraout et de sa région, vont fasciner plus d’un surtout cette année avec une belle pluviométrie qui a fait renaître la région de ses cendres après bien des années marqués par la sécheresse et la pénurie de l’eau. Longue vie au Festival des Amandiers, qui doit s’inscrire dans une dynamique et une approche de développement de proximité, faisant des amandiers, de l’économie sociale et solidaire et de l’écotourisme, un bon vecteur de développement socio-économique local.

Mohamed RIAL

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Festival des amandes: Tafraout a tourné la première page

Festival des amandes:
Tafraout a tourné la première page

La ville de Tafraout a ouvert le premier chapitre de son Festival des amandes, qui a baissé le rideau samedi après deux jours d'allégresse dans une cité en quête d'une place de choix sur la carte de l'événementiel national.

20090302_p_Tafraout

La cérémonie de clôture, présidée par le ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Aziz Akhannouch, a été marquée par un spectacle artistique rehaussé par les prestations «d'Ahwach Aglagal», des «gitans de Rajasthan» (Inde) et des Raïs du Souss, notamment Raïs Ahmed Bezmaouen.

Lors de cette soirée, qui a enregistré la participation du gouverneur de Tiznit, Driss Benabbou, et le Consul général de France à Agadir, M. Julien Perrier, des prix ont été remis à certaines coopératives qui se sont distinguées lors de l'exposition de l'économie sociale organisée à cette occasion.

L'exposition a permis de valoriser des produits du terroir des différentes coopératives et association qui oeuvrent pour la promotion des produits agricoles et leur commercialisation.

Pour joindre l'utile à l'agréable, la ville a vibré au rythme d'un tournoi de football. Des prix d'encouragement ont été remis aux meilleures équipes de cette compétition qui a drainé un public nombreux.

Dans le cadre des débats organisés à cette occasion, des experts et des chercheurs marocains et étrangers ont tous fait l'apologie des vertus de l'économie sociale et solidaire, à travers une meilleure mise à profit des compétences locales et une optimisation des atouts des régions les moins avancées.

Et puisque le festival se passe dans la capitale nationale des amandes, les organisateurs ont prévu une série de conférence sur cette culture. La production nationale en amandes varie de 50.000 à 90.000 tonnes selon les saisons, a indiqué Ahmed Hajjaji, le directeur général de la Société de Développement Agricole (SODEA).

La région de Souss-Massa-Draâ s'accapare la première place en matière de production nationale de ce fruit sec (33 pc), a-t-il notamment dit, relevant que la région de Meknès Tafilalet vient en deuxième position avec 16 pc de la production nationale, suivie de la région de Taza - Al-Hoceima - Taounate avec 14%.

Le processus de production des amandes figure parmi les priorités du deuxième pilier du Plan Maroc vert (agriculture sociale) qui prévoit l'augmentation de la surface cultivée en amande de 141.000 à 184.000 hectares soit une augmentation de 30%, a rappelé le responsable.

Tenu sur le thème «Terre d'amandiers, terroir d'avenir», ce rendez-vous économique, culturel et artistique a été marqué par plusieurs manifestations notamment l'organisation d'une exposition des produits du terroir dont regorgent les différentes régions du Royaume.

Dans ce sens, plusieurs exposants ont présenté les produits respectifs de leur régions (miel, huile d'argan, figuier de barbarie, plantes aromatiques et médicinales, safran), en valorisant leur qualité et en présentant le processus de production.

Une opération de plantation d'amandiers et de distribution de matériel au profit d'associations actives dans le domaine du développement agricole a été organisée en marge de ce Festival.

Les conférences et les débats programmés dans le cadre de ce Festival, ont été axés notamment sur les thèmes «L'économie sociale et solidaire comme levier de développement local», avec la présentation des expériences canadienne et française, «Situation de la filière amandier et perspectives d'avenir» et «Patrimoine génétique et valorisation de l'amandier».

      Par MAP  Publié le : 02.03.2009

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dimanche 1 février 2009

منجم «آقا» يستنزف الفرشة المائية بنواحي تافراوت

عبد الواحد ماهر

        ينتج منجم «آقا» الذي تديره شركة «آقا كولدين»، 700 كيلوغرام من الذهب سنويا. و يعمل في هذا المنجم، التابع لمجموعة «أونا»، 533 عاملاً يشتغلون على مدار الأربع والعشرين ساعة لاستخراج التبر على عمق يصل إلى 830 متراً تحت سطح الأرض.

وخلال رحلة صحافية نظمتها شركة «مناجم»، على متن طائرة خاصة مملوكة لمجموعة «أونا» الثلاثاء الماضي، عاينت «المساء» حفارات ضخمة بمنجم «آقا» بضواحي مدينة تافراوت. وحسب مصدر مسؤول بإدارة المنجم، فإن معالجة الذهب المستخرج من باطن الأرض لا تؤثر البتة على الفرشة المائية،على اعتبار أن معالجة التبر المستخرج من باطن الأرض تتم وفق نظام تستعمل فيه المياه بشكل وافر لتنقية الذهب المستخرج.

وحسب إدارة شركة «آقا كولدن»، فإن الحديث عن نضوب الفرشة المائية بالمنطقة أمر مستبعد، لأن المياه المستعملة في معالجة الذهب المستخرج يتم تجميعها في أحواض بهدف استعمالها مرات متعددة في عملية المعالجة.
وقال سكان من مدشر «إيليوا» المجاور للمنجم إنهم ظلوا يشربون مياه آسنة سنوات قبل أن تتدخل شركة «آقا كولدن» لتزويدهم بماء نقي صالح للشرب يصلهم عبر قنوات خصصت لهذا الغرض.

وأكد سكان من مدشر «تازونت»، التابع لقيادة أفلا إيغر، أن العين المائية، التي ظلوا يستعملون مياهها منذ قرون خلت لسقي أشجار النخيل والشرب، قد نضبت منذ ثلاث سنوات خلت. وحسب السكان، فإن عين «سالم بن مالك» نضبت، وهم يشربون من مياه السواقي التي يصب فيها أنبوب مياه يمتد على مسافة 15 كيلومتراً جلبته إدارة منجم الذهب إليهم.

وعاينت «المساء» أشجار نخيل يابسة وأرضاً خلاء، فيما قال موسى أوعيشة، قائد قيادة أفلا إيغر، إن السكان يتزودون بالماء لمدة 8 ساعات يوميا فقط، مشيرا إلى أن عامل تزنيت سبق له أن وعد السكان بمدهم بالمياه لمدة 10 ساعات في اليوم أثناء زيارة قام بها للمنطقة قبل شهر ونصف.

إلى ذلك، تشدد إدارة الشركة المستغلة لمنجم الذهب على أن الحديث عن ندرة المياه مجرد إشاعات فقط، يحاول سكان المنطقة من خلالها التشويش على سمعة الشركة، فيما يؤكد هؤلاء السكان أن الآبار التي ظلوا يستعملونها للتزود بالماء قد نضبت مثلها مثل عين «سالم بن مالك» التي ظلت مياهها تسقي نخيل واحة قيادة أفلا إيغر

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mercredi 7 janvier 2009

رأس السنة الأمازيغية الجديدة 2959

رأس السنة الأمازيغية الجديدة 2959

جمعية تكزيرت للثقافة و التنمية

في إطار أنشطتها الرامية إلى إعادة الاعتبار للثقافة الأمازيغية تحتفل جمعية تكزيرت للثقافة و التنمية ومعها باقي مكونات الحركة الأمازيغية و الشعب المغربي قاطبة بحلول رأس السنة الأمازيغية الجديدة 2959 و بهذه المناسبة تنظم يومين احتفالي بتاريخ 10,09 يناير 2009 وذلك حسب البرنامج التالي:


المكان التوقيت النشاط التاريخ
دار الصويري من الساعة  15:00
إلى الساعة  17:00 ندوة فكرية بعنوان : " راهنية القضية الأمازيغية بعد مرور 29  قرنا"
 
من تأطير
"الأستاذ مبارك بولكيد" الجمعة 09 يناير 2009
دار الشباب الساعة  16:00 افتتاح الأمسية السبت 10 يناير 2009


دار الشباب من الساعة  16:10

إلى الساعة  20:00 أمسية فنية تحييها مجموعات متنوعة وتتكون من :

إمرجان أيت الخير, لحسن بيزنكاض , أحواش إححان,إتران, إسمكان


بتنشيط: محند الرايس


Tele        : 069422564 / 062028721
Email      : tigzirt.essaouira@gmail.com
site web  : http://tigzirtessaouira.maktoobblog.com
 

ملاحظة : هذا البرنامج قابل للتغير حسب الظروف والإمكانيات المتوفرة.


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jeudi 30 octobre 2008

Tafraout: Nouvelle nomination à la direction de la gendarmerie à Tafraout

Tafraout: Nouvelle nomination à la direction de la gendarmerie à Tafraout

L'espoir d'un changement ?.

Récemment, au local abritant la brigade de la Gendarmerie Royale à Tafraout, s'est déroulée la cérémonie de passation de consignes et de l’installation du nouveau chef à la direction de la brigade. Et ce, conformément au principe de la mobilité des fonctionnaires au terme de quatre ans de service dans le poste occupé. Cet événement n'a pas manqué de susciter un grand intérêt auprès des populations locales qui ont tant attendu ce changement. Eu égard à l'importance des services que cette administration est censée rendre aux habitants de la bourgade. Mais surtout en raison de nombreux maux et phénomènes néfastes qui ne cessent de compromettre la quiétude de cette dernière. Pourtant pas grande et tout à fait maîtrisable !.

La problématique, entre autres, qui se pose en premier lieu avec acuité est celle relative à la sécurité. Il faut dire que Tafraout vit continuellement depuis plusieurs années au rythme de vols et rapines de tous genres. Ce fléau affecte sans exception l'ensemble des districts de la région. Que de maisons sont dévalisées dans les douars des communes alentours, de commerces et négoces cambriolés en plein centre-ville, de chantiers de construction qui se sont vu subtiliser sacs de ciment, barres de fer et autres matériaux, de piétons paisibles arrêtés sur leurs chemins vers leurs villages dans les parages, couteaux à la gorge et délestés de leurs pognons, de voitures de touristes dépouillées des précieuses affaires à coup de fracas de vitres ! Et, en prime, sans que ces forfaits ne soient élucidés. Curieux, non? Laissant du coup les coudées franches à leurs auteurs qui reviennent sans cesse en charge.

A cela s'ajoute la circulation de stupéfiants et alcools qui coulent à flots dans les ruelles sombres et en plein jour, dans les lupanars, ô combien nombreux, de la ville, dont les habitants, attachés aux traditions locales conservatrices et respectueuses de la morale religieuse, n’ont jamais connu un état anarchique pareil. Les Chmakrias (jeunes délinquants) se livrent désormais à des beuveries en public, près des résidences, et même devant les portails des écoles, etc. Ils se transforment en redoutables épouvantails titubants qui menacent la sécurité des habitants et passants. La siba (anarchie) touche d'autres domaines où le business illicite tourne à merveille. Notamment le trafic de gasoil et essence provenant du Sahara.

Ces produits subventionnés qui empruntent des chemins tortueux pour arriver à Tafraout, submergent clandestinement la ville et arrosent des circuits de vente douteux. Au détriment des commerçants réguliers. Autres passivités condamnables qui ont toujours préoccupé l'opinion publique locale, notamment les opérateurs du tourisme qui peinent à démarrer, végétant dans le marasme : le phénomène des rabatteurs et faux-guides. Qui, du coup, interfère malencontreusement et rajoute à l'insécurité à l'encontre des touristes. Longtemps dénoncés, les auteurs de ce forfait, pourtant puni par la loi, sévissent toujours. Au grand dam de la sérénité de ces visiteurs et de l'image de la ville qui en prend un coup sérieux.

A cause des résistances des responsables qui semblent se complaire dans ce statut quo des plus compromettants pour cette activité. C'est dire que la ville s'apparente tout simplement à un farwest où tout est permis. Pourvu que l'on sache comment parvenir à décrocher le laxisme souhaité pour contourner la loi.

Bref, ce sont là les principaux chantiers qui attendent le nouvel hôte de la brigade de la Gendarmerie de Tafraout. C'est un challenge qu'il faut réussir pour réhabiliter la ville dans sa sécurité et dans l'un des piliers de son économie : le tourisme.

Celui-ci, qui fait vivre plus que la moitié de sa population active, est très vulnérable face au climat d'insécurité. Tafraout a plus que besoin aujourd'hui de redonner confiance à ses nombreux visiteurs étrangers, habitants, investisseurs …vu la stagnation que vit en général son économie en ce moment. Dont les conséquences sont synonymes de chômage, oisiveté, alcoolisme, criminalité, délinquance, etc.

La nouvelle direction daignera-t-elle prendre en considération cette réalité affligeante dans laquelle croupit la région ou restera-t-elle au-dessus de la mêlée en maintenant la situation en l'état actuel déplorable des choses ? On n'espère pas du tout qu'elle optera pour cette dernière alternative.
C'est vraiment irresponsable !. De toute façon, l'opinion publique locale suivra l'évolution de ces épineux dossiers et le traitement qui leur sera réservé par cette nouvelle direction


/ Sce: Libération, Publié le 30.10.2008

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dimanche 26 octobre 2008

Coutumes et rites du mariage à Tafraout

Tafraout: Coutumes et rites du mariage

Issu des traditions et coutumes transmises d’une génération à l’autre, le mariage à Tafraout demeure un rituel exceptionnel. Les rites et habitudes de la région illustrent la richesse de la culture marocaine.

Moment de joie et de fête, le mariage demeure un événement de taille dans la société marocaine. Apanage de plusieurs siècles, les traditions du mariage transmises d’une génération à l’autre connaissent une très grande diversité. Ces coutumes se démarqe d’une région à l’autre.

A Tafraout, le mariage demeure un moment où s’illustre cette richesse. Les rites se substituant l’un à l’autre dans un grand respect de la tradition ancestrale. Chaque rituel, portant une connotation qui remonte loin dans le temps. Le jour du henné, «takriste» et «Tanguift» sont des moments marquants dans la vie de chaque mariée à Tafraout. Cependant, le fait marquant dans les coutumes de la région de Tafraout reste le départ de la future mariée vers une maison voisine ou celle d’une famille proche loin de la maison familiale alors que les préparations pour la fête du mariage se font d’arrache-pied.

«Comme le veut la coutume dans les traditions de Tafraout, une fois la jeune fille demandée en mariage, elle quitte la maison familiale et s’abrite un peu loin chez une famille voisine ou des membres de la famille alors que sa famille se prépare pour fêter cet événement», souligne Khadija Ibnou El kadi, native de la région.

«La cause de ce départ est toute simple, la jeune mariée sentant une grande timidité à l’égard de son père et ses frères trouve ainsi l’occasion de se dérober à leur rencontre en s’installant ailleurs», explique -t-elle. Cependant, ce départ constitue un moment de préparation de la jeune mariée pour ce nouveau départ de la maison familiale. Ainsi, assistée par les jeunes filles du douar, la jeune mariée célèbre son jour de henné. Un jour spécialement réservé aux filles loin de la participation des femmes.

La future mariée reste ainsi hébergée dans une maison voisine et ce n’est qu’au jour où elle entend les chants de la famille du mari venant la chercher qu’elle regagne la maison familiale. «Un membre de la famille du mari et quelques personnes viennent ainsi dans la maison de la future mariée en chantant. Et ce n’est qu’en ce moment que la famille de la future marié part à sa recherche pour la préparer», explique Mme Khadija . Toujours est il que le futur mari reste absent ce jour là .En fait, le membre de famille qui doit être de sexe masculin est accompagné d’un groupe venant en fait pour apporter à la future mariée ce qu’on nomme dans la région de Tafraout « Takrist ».

S’agissant en fait d’une sorte de dote attribuée par le mari. «Il est à souligner que «Takrist» comporte en fait des babouches et un le drap traditionnel que portent les femmes de la région, ces deux éléments apportés à la mariée doivent être anciens et déjà portés», explique Khadija Ibnou El Kadi. L’appellation même de ce jour « jour de takriste » vient de cette tradition. «Comme le veut la tradition, ce jour-là est marqué par plusieurs rituels qui se font respectés et par la famille de la mariée et celle du mari. L’homme apportant «Takriste» doit en fait essayer de frapper la mariée avec ce cadeau alors que la famille essaie de protéger la future mariée dans une sorte de jeu de résistance des deux côtés.

Une fois l’objectif atteint, «Takriste» est ainsi remise à la famille de la marié», souligne-t-elle. Une autre habitude vient compléter ce rituel, le frère de la mariée ou un membre masculin de sa famille lui met les babouches alors que sa mère lui remet l’habit traditionnel qui lui a été offert. Ce jour-là, les deux familles enregistrent l’ensemble des cadeaux donnés des deux côtés. Une précaution prise par les deux côtés pour attester de leurs cadeaux en cas de séparation. Ainsi, la famille du mari regagne son domicile, la mariée restant dans sa maison familiale. Et ce n’est qu’au jour de «Tanguift» que la mariée est escortée jusqu’à sa nouvelle demeure.

Fait marquant dans cette tradition des autres régions du Maroc, la jeune mariée trouve la porte de sa nouvelle demeure fermée, le groupe accompagnateur se met ainsi à chanter pour persuader la famille du mari de lui ouvrir la porte alors que la famille du mari prétexte qu’il est encore occupé par les préparations du mariage. La future mariée reste ainsi bloquée devant la porte en attendant que sa belle-mère dédaigne sortir pour l’accueillir en lui apportant du lait et lui ouvrant la porte d’entrée. La mariée boit trois gorgées de ce lait avant d’y mettre sa main et de marquer le haut de la porte d’entrée. Une fois installée, la mariée se fait préparer par les femmes qui l’avaient escortée auparavant.

Les membres des deux familles sortent ainsi de la demeure pour se préparer à chanter et danser aux rythmes «d’Ahwach». Pourtant au cours de cette nuit même les deux mariés se préparent et partent tous les deux dîner chez la famille de la nouvelle mariée pour sceller de nouveaux liens familiaux. Et ce n’est que le lendemain que la famille de la mariée vient lui rendre visite dans la matinée en lui apportant plusieurs plats mijotés pour cette occasion.


Par Par: Majda Saber
/ Sce: Aujourd’hui le Maroc 21 Août 2008

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mercredi 22 octobre 2008

Sifaw: au-delà d’un prénom

Sifaw: au-delà d’un prénom

Le lot des interdictions des prénoms amazighs fait toujours des malheureux malgré la levée de boucliers que ces dénis de droit ne cessent de provoquer au sein de l’opinion publique.

Flash back: en 1998, le prénom «Idir» a été interdit d’inscription sur le registre de l’état civil à maintes reprises à Casablanca, celui de «Siman» dans la région d’Agadir et «Noumidia» à Ouarzazate.
«Sinimane» l’a été en 1999 à Rabat, «Dihija» à Goulmina et «Fazaz» à Khénifra en 2002.

En 2006, Omar Derouich, un homme dont l’engagement ne faisait pas mystère, s’est vu refuser l’inscription du prénom «Amazigh» qu’il avait choisi pour son fils et c’est le même sort qu’a subi le prénom «Sifaw» qu’un résident de la localité de Béni Tjit, près de Figuig, voulait donner à son bébé.
Même les consulats du Royaume à l’étranger se sont mis au diapason de cette nouvelle forme de répression qui cache si mal son jeu qu’elle ne peut en être que plus blâmable.

A preuve, le 6 mars 2007, le service de l’état civil du consulat du Maroc à Lille a refusé d’inscrire le prénom de «Numidia Tin-Ass» que Lhoussain Azergui a voulu donner à sa fille préalablement enregistrée au service d’état-civil de la mairie de Roubaix, en France.

Le 13 septembre dernier, les autorités locales de Hamrya, à Meknès, emboitèrent le pas à celles de Figuig en empêchant Driss Boujaoui de prénommer son nouveau-né «Sifaw» au prétexte que l’usage de nom a été interdit par une lettre du ministre de l’Intérieur datée du 24 juin 2005.
Il s’agit là d’une attitude absurde et d’un abus de pouvoir qui témoigne de la persistance d’une mentalité et d’une manière d’agir qui sont à la fois surannées et rétrogrades.

Par AHMED SAAIDI
/ Sce: Libération 22/10/2008

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vendredi 17 octobre 2008

Les syndicats de l’enseignement se rebiffent à Tiznit

Redéploiement des ressources humaines à la délégation

Les relations entre les différents syndicats représentatifs du corps enseignant et la délégation de l’Education national de Tiznit ne sont pas au beau fixe. L’opération de redéploiement des ressources humaines, pour la rentrée scolaire 08/09, est la principale pierre d’achoppement qui a exacerbé la tension entre les deux partenaires. L’UGTM, l’UNMT, la CDT, la FDT et l’UMT, tous, l’ont fait savoir hier, lors d’un sit-in tenu au siège de la délégation de l’enseignement à Tiznit. Ils reprochent unanimement à cette dernière d’avoir procédé aux affectations des enseignants et professeurs excédentaires, sans concertation avec les représentants des syndicaux. Le comité provincial qui supervise avec la délégation les différentes dispositions relatives à la rentrée scolaire, a été surpris par «la fuite en avant de celle-ci», notamment sur ce dossier.

Les services compétents de la délégation, souligne-t-on dans un communiqué diffusé par les cinq syndicats, ont entrepris «unilatéralement cette opération». «Qui a pourtant, toujours fait l’objet d’accords entre les deux partenaires». Ce qui a engendré consternation et colère auprès du corps éducatif de la région de Tiznit. Selon le communiqué diffusé par les cinq syndicats, cette opération a, par conséquent, créé beaucoup de problèmes pour les enseignants victimes des décisions de la délégation. Car, celle-ci «n’a pas tenu compte des conditions sociales, ainsi que des cas de santé connus parmi ces enseignants concernés par cette opération». Le communiqué rappelle que le comité en question est toujours intervenu pour leur «assurer des affectations qui puissent permettre leur «stabilité». Afin de «pouvoir donner une meilleure rentabilité professionnelle». Aussi, ces syndicats refusent-ils catégoriquement ces affectations «arbitraires» qu’ils considèrent comme «non valables». Ils demandent que les réunions du comité provincial puissent reprendre pour traiter tous les dossiers en suspens, notamment celui du redéploiement de l’effectif des enseignants en surnombre. Tout en important à la délégation la responsabilité dans le retard et les difficultés dans lesquelles patauge toujours la rentrée scolaire à Tiznit. Toutefois, cette situation n’est pas l’apanage de la seule délégation de l’Enseignement de Tiznit. On la retrouve un peu partout dans les mêmes administrations des différentes régions du pays. Ce dossier du dispatching de l’effectif pose désormais problème. Il resurgit à chaque rentrée scolaire aux services concernés et leur donne du fil à retordre. Sa gestion est souvent empreinte de dérives où le «prosélytisme syndical» et l’esprit de coterie l’emportent sur le bon sens. Les exemples abondent en ce sens. Un des plus flagrants, entre autres: certains enseignants, pour échapper à des affectations/galères, recourent à des prétextes qui sont liés à leurs états de santé. Ils s’érigent en ces fame

Autres chroniques :
La province de Midelt souffre
Au lycée Moulay Rachid, une rentrée scolaire pas comme les autres
ux «cas sanitaires», ne serait-ce que pour se caser dans des postes confortables dans la ville et environs. D’autres monnayent leurs mutations entre eux. Un enseignant, pour ne pas aller dans un douar lointain, achète sa mutation à un autre. Qui, lui, en voit une aubaine en se rapprochant de chez lui. Leur syndicat les appuie et les défend bec et ongles, en toute connaissance de cause. Les services des délégations ne sont pas, non plus, toujours en odeur de sainteté. Ils cèdent à la complaisance mais aussi aux lobbyings des syndicats.
Qui n’hésitent pas à se donner l’image d’un épouvantail capable de mobiliser les masses des enseignants et les dresser contre ces administrations. Il n’est pas, donc, rare de voir certains enseignants/responsables syndicaux se plastronner en oisifs dans ces délégations tout au long de l’année scolaire, sans être affectés nulle part. Et, en plus, en touchant dûment leurs traitements.!.

idriss-ouchagour@yahoo.fr

I.OUCHAGOUR

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mercredi 15 octobre 2008

Tafraout: Qui cherche à bloquer le verdict du procès intenté à la CIFM?

Litige entre les habitants et Diar Almadina à Tafraout

Le projet du lotissement de la Compagnie immobilière et foncière marocaine (CIFM) à Tafraout continue de défrayer la chronique locale. Suite à l’affaire qui a éclaté entre elle et les propriétaires d’un terrain au centre de la ville. Elle est accusée par ces derniers d’avoir aménagé illégalement les canalisations des eaux usées que déversent les habitants du lotissement, et ce dans une grande parcelle appartenant à trois habitants du village d’Aguerd Oudad, situé à quelques encablures de la ville. Tout a commencé au mois du juillet 2002, lorsque Abdellah Bayoub, Brahim Hamza et Abdellah Sif, découvrirent l’existence d’un chantier ouvert à leur insu dans leurs terres agricoles dites Aît Lhaj, en pleine palmeraie attenante au pachalik de Tafraout.

C’était la société Citrane qui s’en chargeait. Il s’agissait d’un canal devant abriter les conduites de l’assainissement et qui traverse de bout en bout les terrains sus-cités à une profondeur de cinq mètres. Une lettre est adressée aux autorités locales de la ville, le 01/07/02, dont le pacha. N’ayant pas reçu de réponse, les trois habitants, décidèrent d’ester en justice. Le 17/08/02, ils déposèrent une requête auprès de la Cour de premier degré à Tiznit. Ils demandèrent au tribunal de sommer la partie adverse de démanteler les canalisations réalisées dans leurs terrains ainsi endommagés.

La société incriminée a nié dans son plaidoyer, être responsable des accusations qui lui sont imputées. Elle accuse par contre une entreprise du nom de Citrane sur laquelle elle rejette toute responsabilité. Cependant, il a été établi que le maître d’ouvrage n’était autre que la CIFM. Et, n’ayant pas pu produire de titres de propriété des terrains contestés, le tribunal de première instance de Tiznit s’est prononcé le 31/02/02 en faveur des trois plaignants. La CIFM est condamnée à enlever les canalisations, sous peine de payer une amende de 50 dh pour chaque jour de retard; et 2000,00 dh de dédommagement au profit des propriétaires des terrains en question, en sus des frais afférents au procès qui seront à la charge de la société immobilière. Celle-ci fait appel. Mais la Cour d’Agadir confirme le verdict du tribunal de Tiznit. La CIFM recourt alors au haut Conseil de la magistrature (la cour de cassation).

Simultanément, son avocate adresse une requête au président près la Cour d’appel d’Agadir, dans laquelle elle demande l’annulation du verdict prononcé par la cour d’appel. La CIFM, tout en développant le même argumentaire, produit cette fois-ci un document curieux : Un certificat administratif, daté du 21 avril 2008, émanant du président du Conseil municipal de Tafraout. Dans lequel on peut lire que ce dernier confirme tout d’abord que les travaux incriminés sont bel et bien réalisés par la CIFM, et ce, sur la demande de la municipalité ! Une flagrante contradiction, puisque la compagnie plaide au contraire devant les différentes cours l’absence de tout rapport entre elle et ce chantier.

D’autre part, on relève dans le même document que ces « canalisations appartiennent, de fait, au réseau d’assainissement public de l’agglomération. Elles sont mentionnées dans le plan d’aménagement de la ville». Par ailleurs, à ces canalisations sont branchés aussi les habitants du quartier administratif, donc il serait impossible de les supprimer, au risque d’une catastrophe environnementale qui s’ensuivra, cite le document administratif. Entre-temps, le conseil municipal se réunit le 28 avril 2008.

A l’ordre du jour : l’affaire du lotissement en question. A l’unanimité le Conseil vote un «arrêté d’alignement pour la réalisation d’un canal de 10 m de large. Afin d’assurer la continuité de celui qui provient du lotissement CIFM et passe par le quartier administratif, via des terrains privés dont ceux des trois plaignants, avant d’aboutir à la station d’assainissement de l’Onep ». Sauf que, lors de la réunion, le secrétaire du conseil municipal n’a pas hésité à crier à qui veut l’entendre que «  la municipalité ne doit en aucun cas payer les frais relatifs aux dégâts occasionnés aux terrains privés par lesquels la CIFM a fait passer les canalisations de son assainissement ». Le jugement du tribunal d’Agadir est désormais bloqué en conséquence. Les plaignants se disent lésés dans leurs droits.

Et rejettent le détournement fait à ce procès, puisque le responsable principal dans cette affaire est la CIFM. Dont les chefs d’inculpation sont établis à son encontre par les deux tribunaux ayant traité le dossier. Des questionnements s’imposent alors. D’abord, pourquoi la municipalité assume-t-elle, via l’attestation sus-citée de son président, la responsabilité des travaux réalisés par une société immobilière en litige avec les propriétaires de ces terrains? Et surtout le timing de l’intervention du conseil municipal, dans ce différend. Les travaux en l’occurrence ont été entamés peu avant juillet 2002. Pourquoi le conseil municipal a-t-il attendu six ans pour enfin promulguer l’arrêté d’alignement concernant cette affaire?

Si vraiment les canalisations font partie des infrastructures de base publiques et locales, pourquoi le conseil n’est-il pas intervenu, avant le commencement des travaux de creusement, comme le stipule la loi, pour assainir d’abord la propriétéé des terrains litigieux en procédant à leur achat aux habitants auxquels ils appartiennent, du moins conformément à la réglementation en vigueur ? La municipalité, a-t-elle le droit de charger une société immobilière de réaliser des travaux en matière d’assainissement pour son compte par une simple attestation de son président? Un lotisseur n’est-il pas tenu de mettre en place toutes les infrastructures de base, dont l’assainissement liquide, pour son projet commercial?

L’attestation délivrée n’est-elle pas qu’un papier administratif de circonstance pour une société qui a amassé des millions de dirhams dans une affaire immobilière des plus juteuses jamais réalisée en matière de vente foncière dans la ville de Tafraout ? Comment explique-t-on qu’elle nie sa responsabilité dans les travaux accomplis sur les terrains des trois habitants, tout en se défendant au moyen d’une attestation qui confirme le contraire ? La CIFM dit avoir initié ce projet depuis longtemps.

Mais faute d’infrastructures nécessaires pour sa viabilisation, notamment l’assainissement liquide, il a été laissé en suspens. Jusqu’à ce que «  les autorités locales, soucieuses de relancer l’économie et d’encourager les investissements pour réaménager l’urbain», l’aient «sollicité pour concrétiser ce projet». Et ce, dit-elle, après avoir «acquis tous les documents administratifs requis». Comment se fait-il alors qu’un lotissement, présenté au Souverain lors de sa visite à Tafraout comme projet-phare du développement de la ville, soit légitimé et approuvé par toutes les autorités compétentes, alors que son assainissement liquide n’est même pas assuré légalement? Toutes ces questions s’imposent et exigent des réponses franches et concrètes.

Par IDRISS OUCHAGOUR/ Sce: Libération 15/09/2008

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